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Ubuntu. Arts et cultures d'Afrique du Sud

par

( Livre )
RMN
2002, 371 p., 45 euros

ISBN : 271184305X

Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition Ubuntu. Arts et cultures d'Afrique du Sud qui se tient au musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie en 2002.

« "ubuntu" ce mot d’essence poétique n’a cessé de résonner dans la pensée de tous les noirs d’Afrique du Sud, même au plus fort de l’apartheid. Il n’existe pas de mot en français qui puisse traduire la richesse des images qu’il évoque. Il renvoie à la notion de partage et de respect, à celle d’humanité. Le mot sonne comme un défi à toutes tentatives de découpage ethnique et culturel arbitraires, décidés naguère à partir des critères superficiels comme la langue, l’art ou les traditions vestimentaires."

Attentive aux notions de continuité et de changements qui témoignent de la vitalité ininterrompue des cultures de ce grand pays, la présente exposition, en projet depuis 1997, est symbolique a plus d’un titre. Comme le souligne Germain Viatte, directeur du musée, "(celui-ci) vient, une nouvelle fois, contribuer à une histoire des cultures autres qui s’avère de plus en plus porteuse d’exigences, tant elle se confond désormais avec les perspectives nouvelles de notre monde. L’Afrique du Sud en est bien évidemment l’un des lieux emblématiques. Une "autre Afrique", aussi, tant l’extraordinaire diversité du continent dans les cultures qu’il a portées depuis la nuit des temps reste malheureusement encore méconnue. Il importait d’en révéler tout d’abord les richesses historiques traditionnelles au public français et européen."

À partir d’une sélection de deux cents oeuvres issues de collections particulières et de musées sud-africains, l’exposition propose une découverte des civilisations traditionnelles d’Afrique du Sud, celle des Zoulous, mais aussi d’autres cultures moins connues.

Elle est divisée en six sections : "Une terre chargée de mémoire", qui rappelle le peuplement très ancien de la région et présente notamment une tête en terre cuite de Lydenburg (Ve siècle ap. J.-C.); "Contacts et conflits", où lances, boucliers, massues et haches évoquent les périodes de conflits qui agitèrent l’Afrique du Sud aux XVIII et XIXe siècles ; "Autorité et pouvoir", section dans laquelle est évoquée à travers divers objets (cannes, bâtons d’autorité, haches cérémonielles) la figure du chef, mais aussi celles d’autres membres de la communauté tels que l’herboriste, le faiseur de pluie ou le sorcier; "Le sacré dans le quotidien", où les objets de la vie quotidienne sont présentés comme le reflet d’une organisation sociale très codifiée, ainsi que comme des émanations du sacré ; "Se rapprocher des ancêtres", dans laquelle on découvre que le rôle des pipes et des tabatières, ainsi que celui des appuis-tête facilitent la communication avec les ancêtres, enfin "Expressions des identités individuelles et collectives", dernière section qui montre l’importance des perles dans les différentes ethnies considérées comme reliques ancestrales, signe du statut social ou bien encore expression du sentiment d’une femme. Souvent perçues comme des objets décoratifs, elles sont aussi le témoignage de l’importance des identités culturelles sous l’apartheid. » (Le site du Quai Branly)

Dans BiblioMonde

Art de l'Afrique du Sud-Est : les art traditionnels

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