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L'Homme du lac

par Arnaldur Indridason

( Livre )
Métailié
Collection Noir
Langue d'origine : islandais
Traduit par Éric Boury
2008, 348 p., 19 euros

ISBN : 978-2864246381

Roman d'espionage

En juin 2000, un tremblement de terre provoque un changement du niveau des eaux du lac de Kleifarvatn et découvre un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacées. Le commissaire Erlendur et son équipe s'intéressent alors aux disparitions non élucidées dans les années 1960, ce qui conduit l'enquête vers les ambassades des pays de l'ex-bloc communiste et les étudiants islandais des jeunesses socialistes boursiers en Allemagne de l'Est, pendant la guerre froide.

Tous ces jeunes gens sont revenus du pays frère brisés par la découverte de l'absurdité d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple, jugeait nécessaire de le surveiller constamment.

Erlendur, séduit par un indice peu commun, une Ford Falcon des années 1960, et ému par l'amour fidèle d'une crémière abandonnée, s'obstinera à remonter la piste de l'homme du lac dont il finira par découvrir le terrible secret. Indridason nous raconte une magnifique histoire d'amour victime de la cruauté de l'Histoire, sans jamais sombrer dans le pathos. L'écriture, tout en retenue, rend la tragédie d'autant plus poignante.

« Un tremblement de terre provoque la baisse brutale des eaux d'un lac islandais. On y découvre à cette occasion un squelette vieux de quarante ans, lesté d'un émetteur-récepteur de fabrication soviétique. L'enquête ne vise pas à exhumer les secrets d'espions du temps de la guerre froide, mais, comme d'habitude, à mettre en évidence la solitude et le désenchantement de quelques personnages inadaptés aux mutations brutales de la société. Dans les années 1960, des étudiants islandais de gauche avaient obtenu une bourse pour poursuivre leurs études en RDA, à Leipzig. Passé le premier moment d'enthousiasme, ils avaient découvert le "socialisme réellement existant". Certains en étaient revenus horrifiés, d'autres n'en étaient pas revenus du tout, mais ils avaient tous commis la même erreur : croire que le danger vient forcément de l'étranger et que, s'il était légitime, et nécessaire, de se méfier des mouchards de la Stasi, ils n'avaient rien à craindre de leurs compatriotes. (extrait d’un article de Gérard Meudal, Le Monde des livres, 28 février 2008)

L'homme du lac d'Arnaldur a reçu le Prix du Polar européeen du point à l'occasion du festival Quai du Polar, à Lyon. Il a été traduit en français par Éric Boury, titre original : Kleifarvatn.

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