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Aveuglement (L')

par José Saramago

( Livre )
Points
Collection Littérature
Langue d'origine : portugais
Traduit par Geneviève Leibrich
2000, 365 p., 6.86 euros

ISBN : 2020403439

« Un homme, assis au volant de sa voiture, attend devant un feu rouge. Il devient soudain aveugle. C'est le début d'une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. En quarantaine dans un hôpital ou livrés à eux-mêmes dans la ville, privés de tout repère, les hordes d'aveugles devront faire face à ce qui, en l'homme est le plus primitif : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Guidés par une femme, le seul être qui n'a pas été frappé par la "blancheur lumineuse", les personnages de ce roman connaîtront mille aventures. Amour, haine, cruauté, indifférence, peur, autant de passions qui nous aveuglent et à partir desquelles l'auteur bâtit une inquiétante allégorie du temps où nous vivons. » (présentation de l'éditeur)

Commander l'édition originale parue chez le même éditeur (21 euros)

« Une épidémie. "Il faut les mettre en quarantaine, monsieur le Ministre." Dans l'asile psychiatrique où la population aveugle est parquée, seule la femme du médecin fait semblant. Elle voit. Elle voit qu'une hiérarchie s'installe par la violence, que les plus forts raflent les vivres et violent les femmes. Après avoir tué le tyran, la femme du médecin prend la fuite avec son mari. En ville, ils retrouvent un univers non moins apocalyptique : d'autres aveugles se livrent à une sauvagerie sans bornes. Même les saints des églises ont les yeux bandés. Blafarde comme un cauchemar concentrationnaire, cette métaphore de l'aveuglement - de tous les aveuglements - reprend ici les thèmes chers à Saramago, le rôle du regard, de l'écriture, du langage dans notre civilisation. » (extrait d'un article de Lili Braniste, Lire)

« L'auteur omniscient nous entraîne dans une effrayante traversée de l'interface constituée par les sensations et les couches spirituelles civilisatrices de l'être humain. La richesse d'imagination, les bizarreries et la perspicacité donnent leur pleine mesure dans cette œuvre, étrangement captivante. "Veux-tu que je te dise ce que je pense, Dis, Je pense que nous ne sommes pas devenus aveugles, je pense que nous étions aveugles, Des aveugles qui voient, Des aveugles qui, voyant, ne voient pas." » (commentaire de l’Académie suédoise)

Ce roman est paru en 1995 à Lisbonne sous le titre Ensaio sobre a Cegueira, il a été traduit en français par Geneviève Leibrich


Sur la Toile

Une critique de Delphine Uguet, Jo’Webzine, février 2002

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