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Aral : les bateaux qui pleurent

par Nicolas Descottes

( Livre )
Hazan
2000, 140 p., 42.5 euros

Collection : Pays et Peuples - ISBN : 2850257508

Un album de photographie pour témoigner d’une catastrophe écologique : la disparition de la mer d’Aral

« En voulant rejoindre Almaty à Moscou par le train, au mois de novembre 1998, je me suis arrêté à Aralsk, ne pensant y rester que 2 ou 3 jours. Mais y faire un bref passage était, une illusion : il me fallait, voir plus que les bateaux abandonnés par la mer, il me fallait essayer de rencontrer ses habitants rescapés qui ont perdu le rythme de la vie, il me fallait raconter leur histoire, tenter de comprendre cette tragédie. » (l’auteur)

« Nicolas Descottes s'arrête à Aralsk en 1998, pensant y rester deux jours. II y reviendra quatre fois pour composer ce très beau carnet de voyage aux couleurs jaune pâle, comme le sable soulevé par les ouragans d'été; aux couleurs bleutées et blanches, comme le givre qui, l'hiver, enveloppe toute chose... Les étendues sont infinies ici, où la mer d'Aral s'est reculée (il y a quarante ans) de 40 kilomètres pour ne jamais revenir. Laissant les bateaux échoués sur la terre, laissant les hommes sans ressources. Et comble de malédiction, depuis l'été dernier, la peste s'est abattue sur la ville. C'est cet incroyable récit que nous fait Nicolas Descottes. Amples paysages étrangement silencieux, vestiges d'une vie passée qui n'en finissent pas de rouiller, portraits magnifiques des habitants : toutes ces images restituent avec justesse et émotion la tragédie oubliée d'Aralsk. » (Télérama)

« Les bateaux y transportaient les récoltes de coton d'Ouzbékistan, avant de les acheminer vers la Russie. Mais l'on a tellement puisé l'eau des fleuves qui alimentaient la mer d'Aral que la mer intérieure d'Asie centrale située entre Kazakhstan et Ouzbékistan s'est aujourd'hui réduite de moitié (elle a diminué d'un tiers de sa superficie entre 1957 et 1989...), et est devenue extrêmement salée, au point que les poissons la trouvent inhospitalière... Port de pêche très productif des années soixante-dix (40 000 tonnes de poisson préparées par an), Aralsk ressemble aujourd'hui à une ville désoeuvrée, et se voit régulièrement toucher par la peste. Terre salée et rouille, givre, carcasses de navires abandonnés... éléments et matériaux précèdent un peuple, typé russe ou asiatique, ses vieilles ridées vêtues de nippes, le regard plein de trésors, sa jeunesse joyeuse, ses femmes exhibant fièrement les poissons pêchés par leurs maris... Immobiles aussi sont les bateaux qui ont cessé de voguer il y a bien longtemps. Rien ne semble pouvoir perturber dorénavant leur chorégraphie, tristement figée. » (Céline Darner, Amazon)

Sur la Toile

La petite (renaissance de la) mer d'Aral->http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php ?id=927], par Serge Prevot, Regards sur l'Est, février 2009


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