BiblioMonde

Alger et ses peintres (1830-1960)

par Marion Vidal-Bué

( Livre )
Paris-Méditerranée
Collection Méditerranée pour mémoire
2000, 285 p., 75.46 euros

ISBN : 2842720954

Pour la première fois sont réunis dans un ouvrage tous les peintres inspirés par Alger au cours des 130 ans de présence française. Un ouvrage de référence : 380 illustrations et 400 notices de peintres.

« Alger a fasciné des générations d'artistes venus de tous les horizons. Pour la première fois sont réunis dans un ouvrage tous ces peintres inspirés par la ville blanche et ses environs au cours des cent trente ans de présence française. L'auteur, Marion Vidal-Bué, a eu accès aux collections privées des plus anciennes familles et a bénéficié, pour la documentation et l'iconographie de son livre, du concours des derniers protagonistes ou spectateurs de la vie artistique dans l'Algérie de l'époque. Avec ce livre, elle fait partager sa passion pour sa ville natale. Grâce à une grande variété de styles et de techniques, cette "promenade picturale" à travers les sites, les architectures et les lieux mythiques d'Alger fait revivre le cadre et le quotidien des différentes communautés en recomposant les parfums d'un passé révolu.

Elle permet de découvrir les œuvres des premiers peintres dans le pays, officiers, voyageurs ou orientalistes. On y retrouve "la grande trilogie africaine", Delacroix, Chassériau et Fromentin, et l'on apprend que Renoir, Marquet, Dufy, Friesz ou Maurice Denis ont peint la ville.

L'auteur évoque l'émergence de l'"École d'Alger" avec des artistes nés ou installés dans le pays, paysagistes ou peintres de mœurs, rappelle l'importance de la villa Abd-el-Tif, la Médicis d'Alger, et nous conduit jusqu'aux artistes de "la génération du môle" ou aux tenants de l'abstraction. Après une introduction historique qui situe les mouvements et les conditions de la création artistique, Marion Vidal-Bué nous propose de suivre un itinéraire pictural à travers la ville, de la baie aux villas, du port à la Casbah, des terrasses aux jardins Un dictionnaire de quatre cents notices biographiques regroupant peintres connus ou méconnus constitue un instrument précieux pour les collectionneurs et les professionnels de l'art. » (présentation de l’éditeur)


« Du côté européen, il y a eu Delacroix, Dinet, Fromentin, Chassérian, Vornet, Gérôme, Guillaumet et beaucoup d’autres. Les artistes algériens, dont les œuvres représentent aujourd’hui un trésor national incomparable, sont aussi naturellement de la partie : les frères Racim, Baya, Issiakhem, Khadda, Koreïchi, Kara-Ahmed, Boukerche, Boutaleb, Mesli, Yellès, Mammeri, Zmirli et tant d’autres. Autour des œuvres reproduites ici à la perfection, Marion Vidal-Bué non seulement nous fournit un dictionnaire des peintres avec 500 notices, chose précieuse, unique et inédite jusqu’à présent, mais elle nous fait aussi part de ses longues et vastes recherches dans les musées en France, en Algérie, en Amérique, chez les collectionneurs privés, tout en analysant avec une très grande clarté l’histoire de la peinture algérienne, son contexte historico-politique (période coloniale), insistant sur le travail de chaque peintre en particulier, sur son itinéraire et ses motivations, tout en le rattachant à un mouvement d’ensemble, à une école, aux techniques utilisées. C’est au contact de Racim, par exemple, que beaucoup de peintres algériens ont pris leur envol. Alger (la Blanche) a accueilli beaucoup de peintres durant cette période, de toutes nationalités. Des peintres-soldats accompagnant l’armée coloniale et des peintres-voyageurs. Beaucoup ne tardent pas à quitter Alger pour le Sud. Dinet a eu le coup de foudre pour Bou Saâda. Mieux que personne, ce peintre a suscité l’envie de dépaysement. On ne compte pas les artistes qui ont jeté leurs bagages dans les grands palaces de Biskra (naguère plus chic et plus célèbre que Marrakech aujourd’hui) avant de dresser leurs toiles dans les gorges d’El Kantara, au blacon de Roufi ou du côté de Chetma. Biskra et la région des Ziban fournissaient une grande impulsion à l’inspiration des artistes. » (extrait d'un article d'Azzedine Mabrouk, El Watan, 26 décembre 2002)

Dans BiblioMonde

D’autres livres sur les artistes dans l’Algérie coloniale


Sur la Toile

La collection orientaliste du musée de Narbonne

____________________________________________

Si vous commandez ce livre à partir de cette page, BiblioMonde touchera une commission et vous participerez ainsi au financement du site.

 
© BiblioMonde.com