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Alexandrie, l'Égyptienne

par Carlos Freire, Robert Solé

( Livre )
Stock
1998, 22.87 euros

ISBN : 2234049849

Un très beau portrait photographique de la seconde ville d'Égypte, texte de Robert Solé

« L'exposition s'ouvre par un accrochage de photographies en noir et blanc prises à Alexandrie par Carlos Freire (…) Des portraits, il y en a aussi dans ce reportage effectué à Alexandrie entre 1995 et 1996. Visages de Saïdiens venus de Haute-Egypte, figures extraordinaires, comme ce vieillard tenant sa canne comme d'autres un sceptre, ce bédouin à l'oeil pétillant ou cet homme qui laisse le temps s'écouler dans les volutes d'un narguilé. Alexandrins inconnus ou célèbres, comme Youssef Chahine, répondent aux vues de la ville, monuments ou modeste librairie des Amis des lettres. On y trouvera peut-être le livre qui réunit les photos de Freire, accompagnées d'un texte du directeur adjoint de la rédaction du Monde, natif du Caire, Robert Solé. » (présentation de l’éditeur)

Carlos Freire est tombé amoureux d'Alexandrie. Non pas l'Alexandrie d'hier, célébrée par tant d'auteurs, mais la ville d'aujourd'hui, plus animée que jamais. Lui, le Brésilien de Paris, l'a découverte peu à peu de l'intérieur, comme aucun photographe ne l'avait fait. C'est le regard d'un voyageur exigeant et conquis que reflètent ces images qui évitent l'exotisme facile comme les clichés convenus. Robert Solé est né en Égypte. Avant de commenter ces photos, il donne d'Alexandrie une image très personnelle, celle d'un écrivain habité par ses souvenirs d'enfance, que la ville actuelle désoriente souvent, mais dans laquelle il a trouvé, en compagnie de Carlos Freire, des lieux et des visages pleins de douceur et de sagesse.

« Tous deux ont musardé à la rencontre de ces gens chaleureux, chanceux de porter un si joli nom : Alexandrins ! La poésie est certes absente du "rempart d'immeubles gris" que le cancer mondialiste de la spéculation immobilière leur a infligé. Mais les incorrigibles chineurs de la nostalgie trouveront leur bonheur dans ces façades à l'italienne, dans ces fiacres "peints et repeints comme de vieilles dames trop maquillées", dans le fronton art déco du cinéma Rio, ou encore dans la villa décatie où vécut Durrell. Et si la cinéaste Asma el-Bakri, cerbère du patrimoine local avec l'architecte Mohamed Awad, si l'écrivain Edouard al-Kharrat (Belles d'Alexandrie) sont sans conteste des Alexandrins d'aujourd'hui, Mlle Anahide Meramedjian, octogénaire comme sa bibliothèque "Vient de paraître", aurait sa place dans un casting du Quatuor d'Alexandrie. » (extrait d'un article de Jean-Louis Marzorati, Lire, mai 1998)

L’exposition « Alexandrie l’Égyptienne » a été présentée au Musée du Petit Palais à Paris en 1998, puis au C.C.C.L. d’Alexandrie et au C.F.C.C. du Caire en 1999.


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