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  Islande
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Fin 2016, deux coalitions étaient possibles :

Gauche, cinq partis (34 députés élus en octobre 2016) : Gauche Verte, Pirates, Alliance Social-démocrate, Redressement et Avenir Radieux (34 députés)

Droite (31 députés élus en 2016) : Redressement et Avenir Radieux associés au Parti de l’Indépendance

C'est la seconde solution qui a permis de former un gouvernement en janvier 2017

Pour la première fois, en avril 2009, la coalition formée par le parti Social-Démocrate et le mouvement Gauche-Verts avait recueilli une majorité absolue de sièges au parlement aux élections législatives anticipées. La gauche va gouverner jusqu'en 2013.

Jusque-là, le paysage politique islandais était un peu atypique en Europe nordique, il s’apparentait plutôt à celui de l’Irlande. La principale formation était un parti conservateur classique (le Parti de l’indépendance) et la gauche (un bon tiers de l'électorat le plus souvent) n'était jamais seule au pouvoir.

La gauche

Elle représentait généralement un tiers l'électorat, en avril 2009, elle a dépassé pour la première fois les 50 % des suffrages pour devenir majoritaire. Depuis 1998, l'Alliance (Samfylkingin) réunie l'A, la majorité de l'AB, et le Parti des femmes. Ingibjörg Sólrún Gisladottir, l'ancienne maire charismatique de Reykjavik, est présidente de l'Alliance. Avec 27,4 % des voix, les résultats des législative de mai 2007 ont été décevants (31 % en 2003), l'Alliance obtient 18 sièges (-2). La crise financière de 2008 et la faillite du pays a permis un retournement de situation : 34 sièges pour la coalition sur les 63 que compte l'Althing obtenu aux législative d'avril 2009.


A, Parti social-démocrate (Alphyduflokkurinn) : le vieux parti socialiste islandais né en 1916. D’abord méfiant envers l’Europe, il est devenu un partisan dynamique de l’intégration à l’UE. Son poids électoral a longtemps tourné autour de 15 à 18 %, mais il a été récemment affaibli par une scission de son aile gauche partie former l’Éveil de la nation pour protester contre sa présence au gouvernement aux côtés des conservateurs (de 1991 à 1995). Le PSD est retourné dans l’opposition et une partie des sécessionnistes a été réintégrée. Dirigé par Johanna Sigurdardottir, Premier ministre, le parti a obtenu 29,8 % (20 sièges) en avril 2009. N'a plus que 9 sièges en 2013 et 3 en 2016 (avec 5.7 % des suffrages).

AB, Alliance du peuple (Alphydubandalagid) : parti de gauche autrefois qualifié (à tort)de « communiste ». Ce fut le parti de l'actuel président de la République, Ólafur Ragnar Grímsson, qui en fut le chef de 1987 à 1995, mais qui était aussi le représentant de l'aile modérée devenue dominante : l'hostilité à l'OTAN a été mise en berne. Son aile « dure » n'a pas rejoint l'Alliance mais l'extrême-gauche (avec pour chef l'habile et combatif Steingrimur Sigfusson).

S, Liste des femmes (Samtök um kvennalista) : parti lancé en 1983 pour protester contre la faible présence des femmes aux postes à responsabilité. Ce parti a atteint son but et vu son influence électorale décliner quand tous les partis ont proposé des places « éligibles » aux femmes. Son principal fait d'armes et d'avoir enlevé la mairie de Reykjavik aux conservateurs en 1994. Un exploit confirmé, puisque Ingibjörg  Solrun Gisladóttir a été réélue maire en 1998 et en 2002 (étant devenue vers 1998 « sociale-démocrate »).

Le mouvement de gauche-Les verts (Vinstrihreyfingin-graent frambod) : parti de la gauche radicale regroupe les écologistes de gauche et la branche radicale de l'Alliance du peuple restée fidèle au discours anti-américain. Cette coalition a connu un  succès limité aux dernières législatives : 8,5 % des voix seulement, en raison du « vote utile » dont a bénéficié l'« Alliance ». Le niveau de popularité de ce courant d'opinion a progressé depuis lors. Le parti est dirigé par Steingrimur Sigfusson. Les élections locales de mai 2006 lui ont offert bon score : 13 %, confirmé par les législatives de mai 2007 : 14,3 % (et 9 sièges). Le poarti a pris comme cheval de bataille l'opposition aux grands projets industriels, notamment les fonderies d'aluminium avec l'énorme barrage hydroélectrique de Karahnjukar. En avril 2009, il a obtenu 21,7 % des voix (14 sièges). 7 sièges seulement en 2013, mais 10 en 2016 (15.9 % des voix), doit son succès à sa présidente Katrín Jakobsdóttir, très populaire.


Entre gauche et droite

Avenir Radieux : parti de centre gauche, 7.2 % des voix en 2016 et 4 sièges (contre 6 en 2013).

Redressement (Viðreisn) : 10.5 % des voix et 7 sièges en 2016, parti fondé en 2014, comme discidence du Parti pour l'indépendance, par le publiciste Benedikt Jóhannesson (directeur de Iceland Review), un cousin du premier ministre en janvier 2017.

Parti pirate : 3 députés en 2013, 10 en 2016 (14,5 % des voix) en dépit de sondages qui lui en donnait bien plus.



La droite

SJ, Partis de l’indépendance (Sjalfstaedisflokkurinn) : parti de droite classique (conservateur sur les questions sociales et libéral en économie). C'est le premier parti islandais depuis sa fondation en 1929, il recueille en général entre 36 et 42 % des voix (près de 34 % seulement en 2003). C'est le partenaire incontournable de la plupart des coalitions gouvernementales. Sa figure de proue fut David Oddsson (le chef du gouvernement de 1991 à 2004) jusqu'à son retrait de la vie politique en 2005. En 1994, le PI a perdu la mairie de Reykjavik qu'il détenait depuis plus d'un demi-siècle. En 2004, à la suite d'une alliance passée au lendemain des législatives de 2003, il a cédé volontairement le poste de Premier ministre au chef du parti « partenaire » (Parti du Progrès), M. Halldor Asgrimsson. Le président du SJ est Geir Haarde, devenu chef du gouvernement en juin 2006 après un bon score aux élections locales (42 %) qui n'a pas été confirmé aux législatives de mai 2007 : 36,6 % (25 sièges). En avril 2009, Le Parti de l'indépendance, qui avait remporté les 5 dernières élections législatives (1991, 1995, 1999, 2003 et 2007), obtient le résultat le plus faible de son histoire : 23,7 % des suffrages et 16 sièges (- 9) et passe dans l'opposition. Revenu aux affaires, il résiste très biens aux législatives de 2016 : 29 % des voix et 21 sièges (soit un de plus qu'en 2013).

F, Parti du progrès (Framsoknarflokkurinn) : parti centriste dont l'électorat est plus rural que celui du parti pour l'indépendance. Ce vieux parti agrarien a été fondé en 1916;  il a longtemps participé à la plupart des coalitions gouvernementales et attirait encore environ un petit quart de l'électorat (23 %) en 1999. Il n'a recueilli que 18 % des voix en 2003, son électorat paysan traditionnel quittant de plus en plus les campagnes pour le Sud-Ouest urbanisé. Contrairement à la plupart des partis agrariens d'Europe du Nord, le PP est plutôt pro-européen. Sa grave contreperformance aux élections locales de mai 2006 : 13 % (contre 23 %) a entrainé la démission d'Halldor Asgrimsson de la direction du gouvernement et du parti. Les législatives de mai 2007 ont confirmé ce déclin : 11,7 % (7 sièges, soit 5 de moins qu'en 2003). La chute du SJ a permis un rebond en avril 2009 : 14,80 % et 9 sièges. En 2013 : 19 élus (score exceptionnel), mais plus que 8 en 2016 (11.5 % des votants), le premier ministre Sigmundur Davíð Gunnlaugsson son président, ayant été cité par les Panama papers.

« Diverses raisons [étaient] données [à cette chute]. Le fait que le parti s’est depuis peu identifié, sous l’influence de son président et de la ministre de l’Industrie (Valgerdur Sverrisdottir), à la politique des "grands projets industriels", certes favorables à la croissance et à l’emploi, mais créateurs d’inflation et d’atteintes à l’environnement; le fait aussi que son électorat de base (depuis des décennies) se rétrécit naturellement en raison de l’évolution démographique et de l’exode rural ; enfin les prises de position relativement ouvertes sur l’Union Européenne de Halldor Asgrimsson. » (Jacques Mer, mai 2006)

O, Mouvement des citoyens a fait son entrée au parlement avec 4 sièges en avril 2009 avec 7,2 % des voix.

FF, Parti libéral (Frjalslynda flokkur) : parti fondé en 1998, par Sverrir Hermannsson (dissident du Parti de l'indépendance). Son principal cheval de bataille est la critique des quotas de pêche. Le PL a obtenu 7,4 % des voix en 2003, en les prenant surtout au PI. Il a fait le même score en mai 2004 (4 sièges). En avril 2009, il obtient 2,2 % des voix et n'est pas représenté au Parlement.

Mouvement pour la Démocratie : 0,6 % en avril 2009.




Le parti de l’indépendance (isl.-angl.) : la ligne du parti, les résultats des élections, histoire de l’Islande. La version islandaise est beaucoup plus riche sur la vie du parti et les échéances électorales.


Le Parti du progrès (isl.) en fort déclin



L’Alliance (isl.) : une page d’accueil agréable, mais seulement en islandais.


Le Parti social démocrate (isl.) : un site très sommaire.


L'Alliance du peuple


 
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