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  Islande
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Le Premier ministre islandais est Bjarni Benediktsson (Parti de la Liberté) depuis janvier 2017 à la tête d'une coalition de centre droit (Sja-Við-BF).

Né en 1970, Bjarni Benediktsson est l'héritier d'une famille riche et puissante dans l'île. Chef du parti de l'Indépendance, il a été ministre des Finances et des Affaires économiques de 2013 à janvier 2017 dans les gouvernements Gunnlaugsson et Jóhannsson. Il a été compromis dans l'affaire des Panama Papers.

Le Premier ministre est le véritable chef de l’exécutif en Islande.


Le gouvernement (Stjornarradid)


Le Gouvernement : coalitions plus ou moins hétérogènes et alliances « à géométrie variable » (par Jacques Mer)

Le Gouvernement détient la réalité du pouvoir exécutif. Il procède non du choix du chef de l’État, mais de la volonté des partis qui se sont unis pour gouverner.

Le Gouvernement et les ministres

Si le Premier ministre est la véritable tête de l’exécutif, il ne dispose pas sur ses ministres d’une autorité aussi affirmée que dans des pays comme le Royaume-Uni, la Norvège ou la Suède. Le Gouvernement est composé d’une dizaine de ministres (12 à la fin juin 2004). Le Conseil des ministres se réunit fréquemment, pour élaborer les projets de lois et pour l’adoption des orientations importantes. Mais le Cabinet n’agit pas, d’un point de vue légal, sur une base collégiale : le ministre compétent a le pouvoir de prendre les décisions relevant de sa sphère. La cohésion et la solidarité ministérielles sont relativement limitées, et les médias publient des déclarations parfois divergentes émanant de membres du Gouvernement sur des thèmes importants ou non. L’opinion ne s’en émeut guère…


La composition du Gouvernement : un arrangement entre partis

En fait, les Gouvernements sont des assemblages plus ou moins homogènes de responsables des partis. Depuis 1991, il est vrai, les coalitions ne comptent pas plus de deux partis, ce qui rend l’attelage plus homogène. Le chef du plus important des partis coalisés détient le poste de Premier ministre; celui du « second » parti, les Affaires étrangères ou les Finances.

Il arrive aussi que, si le résultat du scrutin législatif est délicat à interpréter, des solutions apparemment « complexes » surviennent. Prenons l’exemple des dernières élections, en 2003 : la majorité sortante était composée du Parti de l’indépendance (PI) et du Parti du progrès (PP). Le scrutin donna 22 sièges au PI conduit par le Premier ministre, David Oddsson, 20 sièges à l’opposition modérée de centre-gauche, 12 sièges au PP, centriste, dirigé par le ministre des Affaires étrangères, Halldor Asgrimsson, 5 sièges à l’« extrême gauche » Gauche-verte et 4 aux Libéraux, dissidents (populistes) du PI. Compte tenu du faible impact des choix idéologiques (il n’y a pas deux blocs opposés, et chaque Parti joue sa propre carte), diverses coalitions étaient possibles, y compris la reconduction de la formule PI-PP, légèrement majoritaire au Parlement. Mais d’autres formules étaient envisageables, telle une alliance de tous les partis à l’exception du PI, ce qui supposait un « renversement d’alliances » de la part du PP et de son chef. En fait, ce dernier se trouva être l’arbitre de la situation. D’âpres discussions sortit la formule suivante : la coalition PI-PP était maintenue, mais David Oddsson ne resterait Premier ministre que jusqu’au 15 septembre 2004, date à laquelle il céderait son poste au chef du PP Halldor Asgrimsson. À cette même date, le Parti de l’indépendance recevrait le ministère des Affaires étrangères et un remaniement limité (annoncé au public dès mai 2003) interviendrait.

Septembre 2004 vit entrer en vigueur cet arrangement entre partis. David Oddsson (victime l’été 2004 d’un grave accident de santé, dont, malgré tout, il se releva assez rapidement) et Halldor Asgrimsson permutèrent dans leurs fonctions respectives, jusqu’à ce qu’en septembre 2005 le premier annonce son « retrait de la vie politique » (inattendu pour beaucoup et sur les raisons duquel on ne voit pas clair, dans l’immédiat) et sa prochaine accession à la présidence de la Banque Centrale.

Les formations politiques sont peu marquées par l’idéologie, et les électeurs relativement désabusés et sceptiques. D’autre part, il n’y a pas de groupements extrémistes : cela n’est pas dans la tradition du pays. En conséquence, à peu près toutes les ententes sont concevables dans la pratique, sauf peut-être une alliance entre les conservateurs et la Gauche-verte. En revanche, les amitiés et inimitiés personnelles et les conflits d’ambitions jouent un rôle important dans les contours des majorités.


Les précédents gouvernements

Sigurdur Ingi Johannsson (Parti du progrès), avril 2016 - janvier 2017

Sigmundur Davíð Gunnlaugsson (Parti du progrès, droite libérale), mai 2013 - avril 2016, coalition Sja-Fram
Empêtré dans l'affaire des « Panama papers », le premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, a été contraint le 5 avril 2016 à la démission à la suite de manifestations publiques.


Jóhanna Sigurdardóttir (Alliance) janvier 2009-mai 2013

Elle était à la tête d'un gouvernement de coalition Alliance sociale-démocrate et Gauche-Verte.
Son gouvernement de gauche met fin à 18 ans de gouvernement conservateur. Dix ministres : 5 Alliance, 5 Gauche-Verte et 2 ministres non parlementaires. Le ministre des Finances, Steingrimur Sigfusson, président de la Gauche-Verte est « numéro deux » du gouvernement. Le cabinet composé par les deux partis de gauche islandais était fondé sur la parité hommes-femmes, jamais atteinte jusque-là dans ce pays.


Geir Haarde (conservateur) : juin 2006-janvier 2009

Né en 1951, Geir Haarde a fait des études d'économie aux États-Unis. Il préside le Parti de l'Indépendance depuis 2005. Il était le ministre des Affaires étrangères du gouvernement précédent, après un long séjour à la tête des Finances du pays (1998-2005). Geir Haarde est marié et père de cinq enfants. Sa coalition gouvernementale (Parti de l'Indépendance et l'Alliance sociale-démocrate) avait remporté les élections législatives du 13 mai 2007 avec un seul siège de majorité au Parlement (32 sur 63). La crise de l'automne 2008 a laissé l'Islande dans une situation désastreuse à laquelle l'équipe gouvernementale de centre droi a été incapable de faire face. Le gouvernement a démissioné en janvier 2009.

Halldor Asgrimsson (Parti du progrès) : 2004-2006

Halldór Ásgrímsson est né en 1947, il a fait des études de commerce en Norvège et au Danemark. Il est député depuis 1974 sous l'étiquette du Parti du progrès. Il a été directeur de la banque centrale, puis plusieurs fois ministre (Pêches, Justice, Coopération nordique, Affaires étrangères). Premier ministre en septembre 2004, son manque de charisme et son soutient à la politique américaine en Irak avait fait baisser sa côte de popularité. Le 6 mai 2006, tirant la leçon de l'échec de sa formation (Parti du progrès) aux élections locales, il a annoncé sa démission.


David Oddsson (P. de l’indép.) : 1991-2004.
D’abord en coalition avec la gauche (PDS) de 1991 à 1995, puis avec le P. du Progrès à partir de 1995. Il a dirigé 3 gouverments (le 3e : 1999-2004).

Chef du Parti de l’indépendance, la principale formation de la droite islandaise, David Oddsson est né en 1948 à Reykjavik où il a fait des études de droit et poursuivi une carrière administrative. Il aussi été journaliste au Morgunbladid et auteur pour la télévision. Il a battu le record de longévité à la tête d’un gouvernement islandais (plus de 13 ans). Sa politique économique a privilégié la croissance, mais au détriment de la lutte contre les inégalités. En septembre 2004, David Oddsson a pris le poste de ministre des Affaires étrangères.

Steingrímur Hermannsson (P. du Progrès) : 1988-1991.
Coalition centre gauche avec le PDS.

Thorstein Pálsson : 1988-1987.
Coalition centre-droite (avec le P. du progrès).

Steingrímur Hermannsson (P. du Progrès) : 1983-1987.

Gunnar Thoroddsen (P. de l’indép.) : 1980-1983.

Benedikt Gröndal (PSD) : 1979-1980.

Ólafur Johannesson (P. du Progrès) : 1978-1979.

Geir Hallgrimsson (P. de l’indép.) : 1974-1978.

Ólafur Johannesson (P. du Progrès) : 1971-1978.

Bjarni Benediktsson (conservateur)

Sigmundur Davíð Gunnlaugsson (droite libérale), démissionnaire après son implication dans les Panama Papers.

Le gouvernement (isl.-angl.)

Le Conseil des ministres (photo)

La liste des gouvernements islandais depuis 1904

Ministère de la Justice et des Affaires religieuses (angl.-isl.)

Jóhanna Sigurdardóttir (Alliance) a dirigé un gouvernement de gauche-écologiste
Cette femme de gauche a mis fin à 18 ans d'un gouvernement conservateur qui a mené l'Islande à la banqueroute. En 2013, elle a du céder à nouveau le pouvoir à la droite.

Geir Haarde (2006-2009) En mai 2007, sa coalition n'avait remporté que 48 % des voix, mais sauvé sa majorité au Parlement d'un siège. Il a finalement jeté l'éponge en janvier 2009.



David Oddsson (conservateur), Premier ministre de 1991 à 2004, actuel chef de la diplomatie islandaise, il demeure l'« homme fort » du gouvernement jusqu'en 2005. Il a annoncé en septembre 2005 qu'il se retirait de la vie politique.

Halldór Ásgrímsson, Premier ministre de septembre 2004 à juin 2006

 
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