BiblioMonde

  Islande
Données économiques


-Découvrir le pays
-Visiter le pays
-S'expatrier
-Faire des affaires
-Étudier le pays
-S'informer sur le pays
-Apprendre la langue

-Le nom du pays
-Le territoire
-La population
-L'immigration
-Les langues
-Données historiques
-Religions
-Le type d'État
-Le régime politique
-Le président
-Le gouvernement
-Les partis politiques
-L'armée
-Défense et sécurité
-Drapeau, emblème, hymne
-Le calendrier des fêtes
-Données économiques
-Le commerce extérieur
-La politique européenne
-Les relations extérieures
-La diaspora
-Les médias
-Données culturelles
-Le tourisme
-La francophonie locale
-Données écologiques
-Informations particulières

Petit pays, l'Islande a fondé sa prospérité sur la pêche, puis, depuis une quinzaine d'années, sur son système financier. Les actifs gérés par les trois banques nouvellement nationalisées représentaient neuf fois le Produit intérieur brut (PIB) du pays. La crise financière d'octobre 2008 a entrainé leur faillite (et leur nationalisation par le gouvernement libéral !) et avec elles, la faillite du pays.

En 10 ans, l'Islande est passée d'une économie principalement basée sur la pêche à une économie fondée sur les finances, et notamment les « hedge funds », ce qui a rendu le pays particulièrement vulnérable.

« À la faveur d'une progression remarquable de son activité économique et de son revenu par habitant depuis le milieu des années 1990, l'Islande est devenue l'un des pays les plus prospères de l'OCDE. Toutefois, la croissance a été instable et s'est accompagnée de déséquilibres économiques externes et internes importants et récurrents, imputables en partie aux gros investissements réalisés dans les secteurs de l'énergie et de la production d'aluminium, mais aussi à une demande dynamique des ménages financés à crédit. Au cours de la période récente, les préoccupations suscitées par ces évolutions ont conduit à un recul de la confiance des investisseurs et à une forte correction du taux de change, qui a fait grimper l'inflation. Tandis que la dépréciation de la couronne islandaise a été largement anticipée, le principal enjeu de la politique macroéconomique est de rétablir rapidement l'équilibre économique et de renforcer le cadre d'action de façon à éviter que les problèmes récents ne se reproduisent. Il faut aussi veiller à ce que le secteur financier continue de contribuer à la bonne performance économique, à la fois en minimisant le risque pour la stabilité et en menant à bien les réformes. Enfin, le développement du capital humain est indispensable pour soutenir le progrès de la prospérité observé au cours de la dernière décennie. » (résumé du rapport de l'OCDE, octobre 2006)

L'économie islandaise se porte bien. Elle est restée, pendant longtemps, étroitement liée au secteur de la pêche. La conjoncture économique dépendait alors du cours du poisson. Cette dépendance à l'égard d'une mono activité etait comparable à celle de beaucoup de pays en voie de développement

Depuis une dizaine d'années, le pays a connu une modernisation et une diversification des activités prodigieuses. Il s'est beaucoup transformé, devenant l'un des plus riches du monde par tête d'habitant.

Ce dynamisme est lié au développement de l'esprit d'entreprise dans l'île, à la croissance de la Bourse islandaise - où l'indice des valeurs a plus que doublé depuis la mi-2003, et à l'expansion des fonds de pension - dont les actifs, fin 2004, avoisinaient 1 000 milliards de couronnes, et étaient supérieurs de 10 % au revenu national islandais.

Tout cela, pour le gouvernement, est à mettre au crédit de la « révolution tranquille » enregistrée depuis une dizaine d'années par l'économie nationale. Auparavant, cette dernière était relativement isolée, caractérisée par une réglementation très poussée pesant notamment sur les prix, et par un protectionnisme rigoureux, l'État contrôlant les échanges extérieurs. Les exportations reposaient presque entièrement sur les pêcheries. L'activité était soumise à d'amples fluctuations, et la puissance publique réagissait aux chocs extérieurs en jouant sur le cours de la monnaie (dévaluations). Par ailleurs, le marché du travail était instable : conflits, grèves. La fiscalité était élevée. La concurrence, limitée; et la qualité de la production était souvent médiocre.

Lorque les Islandais entreprirent de procéder à de profondes réformes, les résultats se firent sentir. Parfois, progressivement, parfois immédiatement ; mais au total, l'économie fut fondamentalement transformée.

Le facteur décisif, pour lui, aura été la libéralisation des marchés financiers, jointe à la privatisation des banques.
Les autres privatisations stimulèrent la concurrence et accrurent l'efficacité des entreprises. Enfin, la réforme et l'allègement important de la fiscalité (notamment sur les sociétés) améliorèrent la confiance.

La diversification du tissu économique s'ensuivit et l'on passa d'une structure, où l'exploitation des ressources naturelles était prédominante à l'excès, à une structure beaucoup plus variée et diverse, où la production de services et la part des activités fondées sur les hautes technologies (logiciels, biotechnologies, équipements médicaux, télécommunications, etc.) augmentent continuellement.

Ce processus s'accompagne d'une expansion spectaculaire des entreprises dans le monde. Les banques islandaises ont investi dans le secteur bancaire dans les pays nordiques, en Suisse et au Royaume-Uni. Elles y ont (ainsi qu'au Luxembourg) également créé des succursales. Pareillement, la branche pharmaceutique et les télécommunications se projettent jusqu'en Europe de l'Est, dans les Balkans et en Asie. Les compagnies d'aviation (Icelandair et Avion Group/Atlanta) investissent à l'étranger, notamment dans Easy Jet (compagnie low cost britannique), et des capitaux islandais ont récemment pris une participation substantielle dans Finnair. Le secteur alimentaire offre aussi des opportunités, en France et au Royaume-Uni.

Globalement, les investissements directs à l'étranger sont passés de 24 milliards de couronnes en 1998 à 120 milliards en 2003.

La compétitivité mondiale de l'économie islandaise était en progression constante : on est passé, selon le classement de l'IMD Business School en Suisse, de la 25e place en 1995 à la 5ème en 2004. Et cela en prenant en compte des critères aussi divers que l'environnement économique, l'efficience du secteur public, la flexibilité des entreprises, les infrastuctures sociales, la libéralisation des mouvements de capitaux, etc.
(texte de Jacques Mer, avril 2005)


Croissance : 3,8 % (2007) contre 4,4 en 2006 et 8,2 en 2004.

Chômage : environ 1,7 % de la population active (2006).

Inflation : 4 % en 2005, 3,8 % en 2006 (estimation)

Monnaie : la couronne islandaise (divisée en 100 audar). Son cours est indexé sur un panier de monnaies (avec une marge de fluctuation de 6 %). La gauche islandaise s'est prononcée pour l'entrée du pays dans la zone euro, l'attachement à la couronne revenant -selon elle- à créer une barrière commerciale isolant l'Islande.

Niveau de vie : un des plus élevés du monde, mais l’Islande reste fortement endettée de façon chronique. Sa balance commerciale est toujours déficitaire. Grâce à un État très protecteur, y a peu d’écarts entre les riches et les pauvres. On notera, toutefois, un progrès récent de la pauvreté.

La pêche : occupe 10 % des actifs, mais fourni au pays 75 à 80 % de ses revenus à l’exportation selon les années.

La politique de quota a permis l’accumulation de fortunes colossale dans le secteur de la pêche au détriment d’une partie de la population. Des quotas de pêches sont accordés à chaque entreprise avec la possibilité de les revendre, ce qui a accéléré le mouvement de concentration dans le secteur et marginalisé les artisans pêcheurs. Cette politique du gouvernement Oddsson est très critiquée par la gauche et le parti libéral.

Les autres points forts

La géothermie qui permet de chauffer 86 % des habitations de faire fonctionner des usines ou de chauffer des serres (permettant de faire pousser des plantes tropicales). Seul 10 % de cette énergie est réellement utilisé d’où le vieux rêve d’exporter un jour de l’électricité grâce à un câble sous-marin…

L’énergie peu coûteuse permet la transformation de l’aluminium (dont l’Islande est en train de devenir un des gros producteurs avec la Norvège) et pourrait encourager le développement d’autres secteurs industriels.

L’industrie alimentaire, surtout à partir des produits de la pêche.

Le tourisme : 10 % du PIB. L’Islande reçoit quelque 250 000 touristes annuellement soit presque autant que d’habitant (une proportion que l’on retrouve en Grèce ou en Espagne).

Investissements étrangers : Les investisseurs étrangers semblent apparemment de plus en plus séduits par l'Islande, attirés notamment par des conditions fiscales intéressantes et
une main d'oeuvre qualifiée. Les Suisses ont investi l'an dernier 13,7 milliards de couronnes, les Américains 11,2, les Danois et les Norvégiens totalisent 7,4 et
les Anglais 1,2 milliards de couronnes. Les secteurs les plus prisés sont l'industrie, principalement l'industrie électrique, mais aussi les services financiers et les
éditeurs de logiciel. (2001)

Inégalités sociales La gauche islandaise dénonce les inégalités sociale et demande une politique fiscale plus juste. Elle rappelle que les revenus financiers sont taxés à 10 % seulement (et dispensés d'impôts municipaux) lors que les revenus du travail le sont à 25-27 % (plus un impôt local d'environ 12 %).

En raison de la crise financière exceptionnelle en Islande, le gouvernement a ouvert une une cellule d’information provisoire pour répondre aux diverses questions posées par le public, les entreprises et la presse, en Islande et à l’étranger. Il est souhaitable de formuler vos questions en islandais ou en anglais. Telé : +354-545-8950 - mél : infocenter@mfa.is

Le Service de communication du Premier ministre : Résumés des rencontres avec la presse, vidéos, photos …

The Depositors’ and Investors’ Guarantee Fund

The Financial Supervisory Authority

The Central Bank of Iceland

Les Banques islandaises, aujourd'hui nationalisées

News from Landsbanki

News from Kaupthing

News from Glitnir

Straumur

La Banque centrale d’Islande (Sedlabanki Islands) (isl.-angl.)

Le ministère des pêches (angl.)

La direction des pêches (angl.)

Une pêcherie de la côte nord (isl.-angl.) : à voir pour la collection de photos décrivant toutes les étapes de la pêche industrielle.

L'Institut Islandais de Technologie (isl.-angl.)

Islande : développement économique et protection de l'environnement, une symbiose réussie : un rapport de groupe interparlementaire d'amitié "France-Europe du Nord" du Sénat français, 8 juin 2007 (fr.)



La Chambre de Commerce d'Islande propose un rapport
sur les investissements islandais à l'étranger depuis 2001 (en anglais) à télécharger en pdf.

L'islande, pays où l'on vivrait le mieux au monde ?

Selon le PNUD, en 2007, l'IDH islandais s'établisait à 0,968, suivi de très près par la Norvège, l'Australie, le Canada, l'Irlande, la Suède, la Suisse, le Japon, les Pays Bas et la France (IDH : 0,952).

 
© BiblioMonde.com