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  Islande
Défense et sécurité


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« La question de la défense et de la sécurité, dans l'optique du prochain "retrait américain" de Keflavik, reste ouverte. On sait Geir Haarde soucieux d'arriver à un accord avec Washington quant à l'application du traité bilatéral de 1951. Les "négociations" se poursuivent et devraient se conclure assez rapidement. Les États-Unis perdraient beaucoup en "crédibilité internationale" s'ils mettaient à profit l'actuelle "transition" politique en cours dans l'île pour se dégager de toute obligation vis-à-vis de Reykjavik. Mais les considérations budgétaires et le poids d'une bureaucratie militaire américaine, peu sensible aux arguments islandais, réussiront-elles à faire oublier les engagements pris naguère par George Bush avec David Oddsson ? La prévision est risquée.

À moins d'un an des élections, Geir Haarde jouera peut-être sa carrière politique sur l'impulsion qu'il donnera à son gouvernement dans les mois à venir. Il a prouvé qu'il pouvait efficacement servir un Premier ministre à la barre. Quant à entrer lui-même dans l'histoire politique islandaise comme un "homme d'État", c'est là une autre affaire. Tout ne dépend pas de sa personnalité, c'est évident. L'opposition existe (même divisée); en outre, en Islande, chaque parti joue son propre jeu (et l'avenir de l'allié "progressiste" est bien incertain). Mais Geir a quelques bonnes cartes en mains, et le bilan des onze dernières années a de multiples facettes positives. Au Premier ministre de jouer. L'électeur tranchera en grande partie. Le jeu des formations politiques concurrentes interprétera ensuite ce vote en termes d'alliances. » (par Jacques Mer, juin 2006)

La politique de défense et de sécurité de l'Islande de 1996 à 2005 par Jacques Mer

La seconde moitié de la décennie quatre-vingt-dix et le début du nouveau millénaire n'ont pas connu d'inflexion majeure dans la politique étrangère islandaise, notamment en ce qui concerne les questions de défense et de sécurité. Cette politique repose toujours sur ses fondements traditionnels, à savoir l'appartenance a l'Alliance atlantique, complétée par l'accord de défense - de mai 1951 - avec les États-Unis; une coopération privilégiée avec les pays nordiques (élargie maintenant aux États baltes) ; et le développement de relations étroites avec l'Europe occidentale, n'allant toutefois pas (pour des raisons largement liées a la pèche) jusqu'à l'adhésion à l'Union européenne (UE).

Mais, s'agissant de la sécurité de l'Île, les préoccupations de ses dirigeants ont quelque peu évolué par rapport à la première moitié de la décennie. On redoute moins le risque d'un désengagement américain, Washington ayant accepté (avec des accords de 1994 et 1996) de maintenir à la base de Keflavik des forces assurant une défense crédible : il convient seulement de veiller au respect de cet engagement.

De fait le souci majeur des Islandais trouve sa source dans la mise en oeuvre progressive par l'Union européenne de la politique étrangère et de sécurité prévue par le traité de Maastricht. Jusqu'à maintenant, l'Islande membre de l'OTAN et de l'Union de l'Europe occidentale (UEO), participait aux débats sur la défense européenne au sein de ces deux organisations. La fusion en cours de l'UEO et de l'UE la privera (si elle reste a l'écart de l'UE) de l'accès a un forum, jugé important en ce qui concerne la sécurité du continent.

Au-delà de ces considérations a court et moyen terme, les responsables islandais se sont attachés à une réflexion en profondeur sur les conséquences qu'auraient, pour leur pays, les évolutions - en cours et prévisibles - affectant la situation internationale : la participation à la lutte internationale contre le terrorisme, le « lien transatlantique » Europe-États-Unis et l'organisation de la sécurité en Europe. Un des objectifs assignes à cette réflexion étant la recherche des moyens grâce auxquels l'Île (qui n'a pas d'armée) pourrait prendre une part plus active tant à la préservation de sa propre sécurité qu'aux efforts pour le maintien de la paix en Europe, et dans le monde.

1. Le débat national en Islande


Alors que, durant les années cinquante à soixante-dix, la question de la défense de I'île faisait l'objet, au sein de la classe politique et de l'opinion, de discussions passionnées mettant aux prises une majorité « atlantiste » (des sociaux-démocrates aux conservateurs) - approuvant la participation a l'OTAN et la base américaine de Keflavik - et une minorité « neutraliste » , le débat a progressivement perdu de son intensité au cours des vingt dernières années et, l'effondrement de l'Urss aidant, un certain consensus s'est formé sur le maintien du statu quo. Lors des élections législatives de 1999 et de 2003, les problèmes en cause n'ont pas été l'objet d'un véritable intérêt. La coalition de centre-droit « sortante » (Parti conservateur et Parti du progrès) a réaffirmé sa fidélité à l'Alliance atlantique. En face, une « Alliance » de la gauche, cartel regroupant à partir de 1998 les sociaux-démocrates - atlantistes et pro-européens -, les féministes (pacifistes) et une large fraction de l'Alliance du peuple (naguère neutraliste), s'est efforcée, pour masquer ses divisions, d'éviter le sujet, se bornant a préconiser une négociation avec Washington sur un retrait futur des troupes américaines d'Islande, et, en 2003, critiquant l'opération américaine en Irak et surtout son approbation par le gouvernement islandais. Les partisans acharnés du neutralisme, emmenés par une partie des cadres de l'AP , ont créé dès 1999 une nouvelle formation, (« gauche verte »), avec une plate-forme socialiste, pacifiste et écologiste, et , en 2003, assez « antiaméricaine ». Quoi qu'il en soit, le centre-droit sorti vainqueur des deux scrutins, c'est sur la base d'une large continuité que les cabinets Oddsson - formés en 1999, puis en 2003 - ont fait connaître leurs orientations en matière de sécurité et de défense.

Dans les mois précédant l'élection de 1999, le ministre des Affaires étrangères H. Asgrimsson avait d'ailleurs confié à un groupe d'experts la réalisation d'un rapport sur « la sécurité et la défense de l'Islande au tournant du siècle ». Le rapport part de trois postulats : l'expérience du demi-siècle écoulé a prouvé que la participation à l'OTAN et l'accord avec Washington avaient servi les intérêts de l'Islande; cette coopération doit s'adapter a l'évolution du contexte international ; les Islandais doivent jouer un rôle plus actif dans la défense du pays. Les recommandations du rapport  ont depuis lors inspire les décisions du gouvernement sur ces problèmes.

2. Les relations de l'Islande avec l'OTAN et les États-Unis : le changement dans la continuité

L'adaptation de l'accord de défense de 1951

La première moitié de fa décennie quatre-vingt-dix avait vu les Islandais batailler ferme pour obtenir le maintien par Washington d'une force de défense crédible à Keflavik. Même s'ils durent consentir à une réduction non négligeable de cette force, les accords (Agreed Minutes) signés en 1994 et en 1996, pour l'adaptation de l'accord bilatéral de 1951, leur avaient largement donné satisfaction, les Américains s'engageant à maintenir jusqu'en 2004 leurs moyens au niveau de 1994. Celui-ci demeure « crédible » dans le nouveau contexte international : - la défense aérienne est assurée par la présence de quatre chasseurs américains F15 et d'un appareil de ravitaillement KC 135, et par un système perfectionne de radars fonctionnant depuis 1998 avec les techniciens islandais de la Radar Agency; des AWACS (Airborne Warning and Control Systems - Systèmes radars de détection aéroportées) pouvant être envoyés en Islande en cas de besoin ; - la défense au sol est le fait d'une unité de combat de 100 hommes, renforcés par des réservistes si nécessaire; - la surveillance maritime et anti sous-marins est opérée par cinq chasseurs de sous-marins Orion. À ces forces, il convient d'ajouter les hélicoptères de sauvetage (au nombre de quatre, plus un AWACS), qui travaillent en collaboration avec les garde-côtes islandais. La base de Keflavik, en tout, abrite un effectif de 1 900 militaires américains et emploie de 8 à 900 civils nationaux. Signé pour cinq ans, l'accord de 1996 doit faire l'objet d'un réexamen à partir de  2001 (en fait, les discussions auront lieu au printemps et à l'été 2003). Reykjavik craint d'ailleurs à cette occasion une réduction des forces américaines. En outre, certaines questions connexes pourraient créer des difficultés : ainsi en serait-il des questions relatives aux transports entre les États-Unis et Keflavik qui doivent en principe être partages entre entreprises des deux pays, Reykjavik n'acceptant pas que soit considérée comme entreprise islandaise une société de transport dirigée par un national Islandais mais au capital américain. Feront aussi l'objet de discussions les moyens à mettre en oeuvre conjointement pour réaliser des économies à la base.

Une courte visite en Islande de Mme Madeleine Allbright, Secrétaire d'État américain, du 30 septembre au 2 octobre 2000, a confirmé que, pour l'essentiel, le climat entre les deux pays était au beau. En août 2001, Halldor Asgrimsson a rencontré à Washngton le Secrétaire d'État Colin Powell.

Enfin et surtout, le gouvernement islandais, dès le 17 mars 2003, a apporté son soutien complet à la « coalition » anti-Saddam opérant en Irak sous la direction des États-Unis.
En juin 2003, Mme Elizabeth Jones, adjointe de Colin Powell au Département d'État, s'est rendue à Reykjavik, pour lancer les discussions de « réexamen » de l'accord de 1951.

Mais Reykjavik craint  une réduction des forces américaines : malgré la fidélité de l'Islande à l'allié américain durant le conflit irakien du printemps 2003 (elle fait partie de la « coalition »), il semble même que le Président Bush avait pratiquement décidé en avril de diminuer sensiblement le potentiel de défense de Keflavik en en retirant les moyens consacrés à la défense aérienne, donc  les quatre chasseurs américains F15 et l'appareil de ravitaillement KC 135 . Il pensait que ce geste, motivé par la « restructuration » du système de sécurité et de défense américains ne provoquerait aucune réaction des Islandais et pourrait être mis à exécution en juin. Au courant de cette intention, le Secrétaire-Général de l'OTAN, Lord Robertson a alors convaincu G. Bush de retarder une telle opération.
En juin, juillet et août 2003, un dialogue de sourds semble s'être instauré entre les deux pays; le Premier ministre David Oddsson prenant personnellement en mains le dossier et haussant le ton. Mais le 13 août,  Washington informait David qu'on gelait toute décision sur un éventuel transfert des avons de chasse, la question  devant être étudiée dans une perspective plus vaste. « Le Président Bush était conscient de la complexité du problème, de l'importance des liens entre les deux pays, conformément à l'accord bilatéral de défense de 1951, et de leur caractère amical ». Des négociations auront lieu en temps voulu sur les questions de défense. Depuis lors, l'affaire traîne en longueur, mais les Islandais pensent que le printemps et l'été 2005 seront décisifs, étant entendu qu'ils seront certainement appelés à contribuer « plus »  à leur défense.

Une participation plus active au sein de l'OTAN

Depuis 1995, le gouvernement s'est donné pour objectif le renforcement de la présence au sein de l'OTAN, et cela malgré I'absence de moyens militaires. Plusieurs décisions ont été prises :

- en 1998 la Représentation permanente auprès de l'Organisation a été étoffée, et comporte maintenant quatre diplomates, dont un conseiller militaire, qui siège au Comité militaire et dans divers organes spécialisés;

- les Islandais ont participé activement aux débats sur l'élargissement de l'Alliance, appuyant l'entrée de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie, des États baltes, etc. ;

- lors des crises consécutives à l'éclatement de la Yougoslavie, ils ont approuvé l'action de Washington, particulièrement sur le Kosovo. En outre, désireux de prendre une part active aux efforts de maintien de la paix et a la « gestion des crises », ils ont fourni du personnel compétent volontaire (unité médicale, police, ingénierie, etc.) a l'IFOR, puis a la SFOR, et a la KFOR;

- enfin, ils offrent un soutien logistique appréciable aux exercices organisés régulièrement sur leur territoire par l'OTAN (Northern Viking, 1997,1999, 2001), et en particulier ceux (Co-operative Safeguard, dont le dernier a eu lieu en 2002) entrant dans le cadre du Partenariat pour la paix (sous l'égide de l'Agence de défense civile islandaise), avec notamment des objectifs de protection civile : les garde-côtes, la police nationale, la défense civile de l'Île coopèrent avec les unités en provenance de nombreux pays.

- par ailleurs, les Islandais ont fait construire un garde-côte de 3000 tonnes, qui doit travailler en liaison étroite avec la base de Keflavik pour la défense de ta zone entourant l'île.

En septembre 2000, un séminaire en Islande mis sur pied par le gouvernement islandais et l'OTAN (Saclant) a donné au ministre Halldor Asgrimsson l'occasion de réaffirmer le caractère irremplaçable du « lien transatlantique » dans la période de l'après-guerre froide, où la multiplication des échanges commerciaux dans la zone et la possibilité de menaces terroristes, donnaient une importance particulière à la sécurité des moyens de communication.

-  L'Islande face aux initiatives de l'Union européenne en matière de sécurité et de défense
Désireuse de se rapprocher de l'Europe occidentale dans le domaine de la sécurité, sans adhérer à l'Union Européenne (UE), l'Islande avait, en 1992, comme la Norvège, décidé de devenir « membre associé » de l'UEO (Union de l'Europe Occidentale, organisation autonome, non liée au départ à l'Union européenne), qui avait pour mission de réfléchir et d'agir en conséquence sur l'évolution des problèmes de sécurité sur ce continent. Considérant cette organisation comme le pilier européen de l'Alliance atlantique, elle y a, par la suite, fait entendre sa voix sur deux points qu'elle juge essentiels : l'importance pour la sécurité de l'Europe du lien transatlantique (ce qui implique une parfaite harmonie entre les deux piliers - européen et américain - de l'OTAN et exclut un « séparatisme » européen dans les domaines concernes) et la nécessité pour l'UEO de conserver une existence institutionnelle indépendante de l'UE.

Mais, au cours des années 1996-2000, les Islandais se sont trouvés confrontés à des évolutions qui parfois leur ont posé de délicats problèmes. Favorables, en principe, au sein de l'OTAN, au renforcement de l'identité européenne de sécurité et de défense (IESD), s'il débouche sur une efficacité accrue de l'OTAN, ils craignent cependant des dérives qui l'affaibliraient et aboutiraient a un « découplage » nuisible. En outre, les décisions des Conseils européens de Cologne et de Helsinki (1999) sur l'inclusion de l'UEO dans l'UE vont contre leur conception de l'UEO. Mais surtout, tant qu'ils restent en dehors de l'UE, elles les privent de la participation à un forum où ils pouvaient faire connaître leurs vues propres sur la sécurité en Europe : cette dernière ne sera discutée que par les membres de l'UE dans le cadre de la Politique Étrangère de Sécurité Commune (PESC), et, bien que membre de l'OTAN (comme la Norvège et la Turquie), Reykjavik ne sera plus a une « table européenne » où se prennent des décisions importantes.  Le ministre des Affaires étrangères Asgrimsson n'a pas manqué de souligner avec force auprès des alliés atlantiques comme des membres de UE combien une telle situation constituerait un recul difficilement acceptable pour son pays, au moment où il entend jouer un rôle plus actif pour la sécurité et le maintien de la paix en Europe. Il reste a trouver une solution de compromis, comme cela a été te cas lorsque les accords de Schengen ont (en matière de visas) été incorporés au traité d'Amsterdam.

Depuis 2000, les responsables de l'île ont multiplié leurs interventions dans deux directions. Tout d'abord, ils ont souligné qu'ils voyaient avec faveur le développement de la PESC, mais que celle-ci ne devait pas mettre en cause la solidité du lien transatlantique constitué par l'OTAN, et surtout que la politique de gestion des crises et de maintien de la paix, mise en oeuvre par la PESC, devait être conduite en liaison avec les pays européens appartenant à l'OTAN et non à l'UE (Norvège, Islande). D'autre part, ils se sont engagés à accroître leur propre participation à la gestion des crises en Europe. Tirant les leçons de leur présence en Bosnie et au Kosovo (où 50 médecins, infirmières, policiers et techniciens islandais ont servi depuis 1994), ils ont accru les crédits budgétaires consacrés à ces actions dès le budget 2001. Désormais, ils mettront à la disposition de telles opérations 25 personnes par an, chiffre porté bientôt à 50. Un « vivier » de 100 candidats (Icelandic Crisis Response Unit), représentant des compétences diverses, a été constitué en 2001-2002 sous la responsabilité du ministère des Affaires étrangères.


À maintes reprises, récemment, l'Islande a insisté sur le fait que les phénomènes de globalisation, évidents dans le domaine économique, affectaient également les questions de sécurité. Aussi bien estime-t-elle indispensable de jouer un rôle plus actif au sein d'organismes comme I'OSCE et l'ONU. S'agissant de la première enceinte, cela s'est déjà traduit par l'établissement d'une Représentation permanente en 1999 et par la participation aux activités de l'OSCE au Kosovo. Pour ce qui est de l'ONU, l'Islande (en liaison avec les autres États nordiques) souhaiterait notamment siéger (pour la première fois) au Conseil de sécurité en 2009-2010.

D'une manière générale, le Gouvernement constate que les problèmes de sécurité ne se posent plus seulement en termes militaires, mais ont aussi une dimension (soft Security) économique, culturelle et environnementale (la préservation de l'environnement marin est essentiel pour le pays, vu l'importance de la pêche).

Fiche rédigée par Jacques Mer



Dans BiblioMonde

Portrait de l'Islande, par J. Mer

J. Mer, « Quelques changements dans la continuité », dans P. Buffotot (dir), La Défense en Europe, Paris, 2001, p. 203-208.

Keflavik

Le drapeau américain ne flotte plus, depuis le 30 septembre 2006, sur la Base de Keflavik, vide de ses troupes et de ses équipements, mais Washington s'engage à assurer, en cas de danger, la défense de l'Islande.

Les États-Unis, en vertu de leur engagement de contribuer à la défense de l'île, contenu dans l'accord de 1951, ont mis au point un plan pour la poursuite de cette collaboration et le respect dudit engagement, après le retrait des troupes et des armements d'Islande à la fin de septembre 2006.

Les Américains ont, par ailleurs, accepté de faire fonctionner les stations radar jusqu'au 15 août 2007. Au-delà de cette date, des conversations s'ouvriront entre Washington, Reykjavik et l'OTAN concernant l'avenir (et le financement) du système, pour lequel une participation de l'Alliance atlantique pourrait, sous certaines conditions, être envisagée. Également sera mise à l'étude une coopération accrue entre les garde-côtes islandais et les États-Unis (exercices conjoints, formation, etc.). (Source : le Bulletin d'information mensuel de Jacques Mer, octobre 2006)

Keflavik (photo de 1954)

 
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