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Le serbo-croate (ou BCMS) est la langue de tous les habitants ou presque de la république de Bosnie-Herzégovine (92 %). Mais selon leur religion, le nom de la langue qu’ils affirment parler change. Dans tous les cas, il s’agit d’une langue reposant sur le dialecte štokavien, prononcé à la manière jékavienne (même de la part des Serbes).
La Bosnie-Herzégovine est indépendante depuis 1992. Pendant trois ans une terrible guerre civile a provoqué de nombreux morts, des déplacements de centaines de milliers de personnes et bouleversé largement le paysage linguistique du pays.

Les Bosniaques (Bosnjaci), autrefois appelés Musulmans représentent 45 % de la population. Ils affirment parler le bosnien ou bosniaque (bosanski jezik), un serbo-croate dans lequel les termes d’origine turque ou arabe sont en nombre assez élevé. Alors que ces termes ont été supprimés par les Serbes et les Croates. Le terme officiel de bosnien pour dénommer leur langue est contesté par les autres habitants de la Bosnie, les Bosniens (Bosanci) non musulmans. Ce terme fait référence à la nationalité bosnienne et non à la seule communauté bosniaque (qui ne rassemble que les Bosniens musulmans). Quand il est question de la langue des Bosniaques, les Serbes et les Croates préfèrent parler de la langue bosniaque. Les Bosniaques sont plutôt urbains, ils représentent la moitié de la population de Sarajevo, Tuzla, Zenica, Travnik, les deux tiers à Bihać et à Zvornik.

Les Serbes (plus de 30 % de la population) affirment parler le serbe, même si leur prononciation diffère de celle de Belgrade et se rapproche de celle des habitants de Zagreb et de Sarajevo. Les Serbes sont plutôt ruraux, mais représentent la moitié de la population de certaines localités secondaires : Bijeljina, Banjaluka, Prijedor et un tiers à Sarajevo et Doboj.

Les Croates (17 %) parlent le croate. Ils sont présents en Herzégovine (l’Ouest du pays), ne sont majoritaires dans aucune ville, mais représentent un tiers de la population de Mostar, Zvornik, Travnik.

La seule vraie minorité linguistique d’importance est celle des Tsiganes parlant le romani : environ 8 % de la population. Mais en Bosnie-Herzégovine à la suite du conflit, les chiffres de population demeurent approximatifs.

Enfin, il subsiste dans certaines localités, en particulier à Sarajevo, une petite communauté turcophone, vestige de cinq siècles d’occupation ottomane.

Aujourd'hui, en vertu des accords de Dayton, qui ont mis fin au conflit en 1995, la république de Bosnie-Herzégovine est divisée en deux entités politiques autonomes regroupées en une confédération : la Fédération croato-musulmane (en vert) et, d’autre part, la Republika Srpska (ou République serbe de Bosnie) (en rouge).

 
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