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  Afrique du Sud
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La superficie de l’Afrique du Sud est d’environ 1 220 000 km2 (soit l’équivalant de la France et de la péninsule Ibérique réunies).

Seuls quelque 10 % de sa surface sont cultivables, 60 % du territoire est très aride, voire désertique (désert de Namib au nord-ouest). Le point culminant se trouve dans l’escarpement du Drakensberg (le pic de Cathkin, 3 650 m). Les côtes représentent près de 3 000 km, pour un tiers bordant l’océan Atlantique, pour le reste, l’océan Indien.

Les eaux territoriales : 12 miles marins au large des côtes. La RSA revendique également 200 miles marins de zone économique exclusive. Ce qui ne pose aucun problème de voisinage.

Dépendances : l’archipel du Prince-Édouard.

Les contours de l’Afrique du Sud datent du 1er janvier 1994, jour de la cession de la ville de Walvis Bay à la Namibie, soit quatre ans après avoir perdu le territoire entier de la Namibie qu’elle contrôlait depuis 75 ans.

Le territoire sud-africain (Walvis Bay mise à part) correspond à celui de 1910, date de la proclamation de l’Union sud-africaine, dominion britannique. Cette union regroupait les deux anciennes colonies anglaises du Cap et du Natal, ainsi que les territoires de deux anciennes républiques, l’État libre d’Orange et la république du Transvaal. Ces deux États étaient indépendants jusqu'à leur conquête par les Anglais lors de la guerre des Boers (1899-1902). Jusqu’en 1994, l’Afrique du Sud, étaient découpée en quatre provinces correspondant à ces quatre entités historiques.

L’Afrique du Sud a disposé durant trois quarts de siècle du territoire de l’actuelle Namibie. La perte de ce territoire qu’elle croyait définitivement acquis (comme le Sahara occidental pour le Maroc) lui a soustrait un bon tiers de son territoire.

- Le Sud-Ouest africain (825 000 km2) est occupé par les troupes sud-africaines en 1915. Vaincue en 1918, l’Allemagne n’est plus en mesure de réclamer ce territoire qu’elle occupait depuis 1884. En 1920, la SDN entérine la situation et accorde un mandat à l’Afrique du Sud sur ce territoire. En 1946, l’ONU tente d’en reprendre le contrôle alors que la RSA prétend l’annexer. Longtemps Pretoria parlera de sa cinquième province à propos de ce territoire. Finalement, l’ONU adopte en 1977 une résolution prévoyant l’accession du territoire à l’indépendance sous le nom de Namibie. Les Négociations seront longues et difficiles. Les indépendantistes de la SWAPO affrontent l’armée sud-africaine jusqu’en 1989. L’indépendance n’est acquise qu' en janvier 1990.

- Walvis Bay, n’a pas été à la Namibie lors de son accession à l’indépendance en 1990, sous prétexte qu’il s’agissait jadis d’une possession anglaise rattaché à la colonie du Cap quand le Sud-Ouest Africain est devenu indépendant. Mais étant donné l’importance économique de ce port, le seul débouché de la Namibie sur l’océan, l’Afrique du sud en pleine révolution démocratique a fini par céder. L’enclave de Walvis Bay et douze îlots environnants ont été cédés à la Namibie le 1er janvier 1994.

Les quatre Bantoustans devenu « indépendants » en 1976 et 1981, sans jamais avoir bénéficié de la moindre reconnaissance internationale n’ont pas modifié dans les faits le territoire sud-africain. Ces « États » n’avaient aucune indépendance politique et encore moins économique. Il fut mis fin à cette farce en 1993, alors que le pouvoir Blanc s’apprêtait à passer la main. Si le programme des Bantoustans avait été mené a son terme comme le rêvaient certains Afrikaners, c’est de 13 % de son territoire dont la RSA se serait dépouillée. Le but était d’y cantonner l’essentiel de la population noire soit… plus des trois-quarts de la population de l’Afrique du Sud.

Revendications territoriales

Aucune, depuis la cession de Walvis Bay à la Namibie en 1994.

Quoique l’aire de peuplement swazie déborde largement sur l’Afrique du Sud, le Swaziland n’a jamais eu de visée irrédentiste sur ces territoires, bien au contraire, il a même refusé une offre de cession formulée par Pretoria alors que le gouvernement se lançait dans la création de bantoustans visant à faire disparaître les Noirs du paysage sud-africain.

La remarque est la même pour le Lesotho, à l’égard des territoires où vivent des Sothos ou du Botswana pour les régions frontalières peuplées de Tswanas.

Bibliographie

Mythologies territoriales en Afrique du Sud par Myriam Houssay-Holzschuch

Espaces arc-en-ciel : Identités et territoires en Afrique du Sud et en Inde

La ville du Cap, la montagne de la Table et le cap de Bonne Espérance


 
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