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  Afrique du Sud
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Le paysage politique sud-africain est encore dominé par l’héritage de la politique de l’apartheid et de la lutte contre ce système. L’ANC, le parti qui est parvenu le mieux à symboliser la lutte des Noirs contre un régime raciste instauré par les Blancs monopolise encore aujourd’hui l’essentiel des votes de la population noire. Les autres partis importants de l’échiquier politique (AD, IFP, NNP…) existaient déjà sous l’ancien régime, mais leur influence les uns par rapports aux autres a sensiblement évolué.

La principale nouveauté, depuis 1994, est la création en décembre 2008 d'un nouveau parti dissident de l'ANC :

Le Cope, Congrès du peuple (Congres of the People) fondé par des amis de Thabo Mbeki, l'ancien président sud-africain écarté par la direction de l'ANC en septembre 2008. Le président du Cope est Mosiuoa Lekota, ex-ministre de la Défense. Aux législatives d'avril 2009, il a obtenu 8 % des voix.

Les partis de la coalition gouvernementale

L’ANC, Congrès national africain (African national congress : C’est le parti qui domine la vie politique sud-africaine depuis avril1994. Depuis cette date, il dirige l’action gouvernementale en s’appuyant sur une très large majorité à l’Assemblée (66 % des voix en 1999, 69,6 % en 2004, 66 % en 2009). C'était le partis de Nelson Mandela, de Thabo Mbeki, aujourd'hui du président Zuma.

Créée en 1912, sur le modèle du Congrès indien, l’ANC est le plus ancien des mouvements nationalistes du continent africain. Pendant un demi-siècle, sous l’influence des idées de Gandhi, il avait opté pour la non-violence en se contentant d’organiser des campagnes de désobéissance civile pour protester contre la situation faite aux Noirs. L’ANC a décidé de passer à la lutte armée en 1961 après le massacre de Sharpeville (en 1960) et l’interdiction du mouvement par les autorités.

Dans la clandestinité, ou en exil, elle s’est rapprochée du Parti communiste (SACP), lui aussi interdit. Au point que, jusque récemment, ses cadres les plus influents étaient en même temps membres du SACP (c’était le cas de T. Mbeki). L’ANC a aussi créé une organisation armée, Umkhonto we Sizwe (« la lance de la nation » en zoulou), qui s’entraînait en Angola ou en URSS. Comme dans beaucoup d’organisation de ce type à cette époque, un certain nombre de ses membres ont été physiquement éliminés pour déviance. Cette armée de guérilla a compté jusqu’à 10 000 hommes, mais ne s’est quasiment jamais battue sur le sol sud-africain.

L’ANC a été légalisé en février 1990 et son dirigeant historique, Nelson Mandela, libéré après avoir purgé 28 ans de prison. En 1991, N. Mandela redevient président du parti. Il avait été remplacé par Olivier Tampo, en exil à Lusaka (Zambie), pendant sa captivité. En 1994, à la faveur du changement de régime, Nelson Mandela est élu président de la république et l’ANC remporte largement les élections. Le mouvement est largement reconduit au pouvoir en juin 1999, mais se voit menacé par des critiques internes qui lui viennent de sa gauche : le SACP, toujours allié de l’ANC et le COSATU, la centrale syndicale qui rassemblent 1,8 million de membres. En décembre 2007, Jacob Zuma (zoulou) a pris la tête du parti.

SACP, Parti communiste sud-africain : fondé en 1921 et interdit en 1950. Il est à nouveau autorisé depuis 1990. Il est lié à l’ANC depuis l’époque où les deux partis étaient dans la cladestinité.

IFP, l’Inkatha Freedom party : parti conservateur s’appuyant sur la communauté zouloue. C’était le parti-État du bantoustan du Kwazoulou, très critiqué par la majorité des Noirs sud-africains pour sa collaboration ave le régime d’apartheid. Aujourd’hui, la formation dirigée par Mangosuthu Buthelezi voit son influence décliner. Elle appartient à la coalition gouvernementale depuis 1994, mais comme simple force d’appoint (5,8 % des voix en 2004 contre 8,6 % en 1999). En avril 2004 elle a perdu son fief du Kwazoulou-Natal qu'elle dirigeait avec l'ANC depuis 1994.


Opposition :

AD, l'Alliance démocratique : première formation d’opposition (16 % en 2009, contre 13 % en 2004 et 9,5 % en 1999). C’était le porte-parole d’un électorat blanc, conservateur, amer et inquiet, mais aussi de la majorité des métis de la Provine du Cap dont c'est le fief. Paradoxalement, ce parti dirigé de 1999 à 2007 par l’anglophone Tony Leon est devenu le refuge de ceux qui soutenaient l’ancien régime. Le pilier de l'Alliance démocratique est le le Parti démocratique (DP). Avant 1994, le DP était la formation des Blancs anglophones, plutôt libéraux qui critiquaient le système d’apartheid, mais toujours minoritaire face au Parti national au pouvoir. En 1992, plusieurs de ses députés avaient rejoint l’ANC. En 2002, il a perdu le soutien du NNP avec qui il formait l’Alliance démocratique. Cette alliance regroupe aujourd'hui le DP et FA (50 députés). Depuis mai 2007, le leader du parti est Helen Zille, la maire du Cap. Ancienne journaliste, elle s'était fait connaître dans les années 1980 en publiant un enquête sur lamort de Steve Biko.

NNP, le Nouveau parti national (New national party : il n’est plus que l’ombre de ce qu’était autrefois le Parti national (NP) qui a dirigé l’Afrique du Sud de 1948 à 1994 et mis en place le système d’apartheid. La démission de Frederik De Klek en 1996 a provoqué la déroute du parti. En 1999, il n’attirait plus que 6,9 % de l’électorat (28 sièges) contre 20 % en 1994 (selon les résultats officiels). En 2004, son score n'était plus que de 1,65 % (7 députés).



Partis modérés de création récente
Forment une opposition modérée au régime de l’ANC.

UDM, Mouvement démocratique uni (United democratic movement : premier parti sud-africain à vocation multiraciale (centriste). Il a été créé en 1997 par des dissidents de l’ANC, notamment Bantu Holomisa, son chef, et du NNP, comme Roef Meyer. L’UDM n’est pas encore parvenu à surmonter la fracture raciale, il n’a obtenu que 2,9 % en 2004 (contre 3,4 % en 1999) et 9 sièges. Son principal fief est le Cap oriental.

ACDP, Parti démocrate-chrétien africain (African democratic party : créé en 1993 et conduit par un évangéliste noir, Kenneth Meshoe (libéral et fédéraliste)1,6 % et 6 sièges en 2004, un score comparable à celui de 1999).

UCDP, Parti uni chrétien-démocrate (United christian democratic party)  : une petite formation dirigé par un ancien président de bantoustan, Lucas Mangope (0,75 % en 2004 et 3 sièges, un score comparable à celui de 1999).


Partis d’extrême droite afrikaner

Ces formations rassemblent ceux qui n’ont pas accepté l’abolition de l’apartheid et réclament des solutions, notamment la création d’un État séparé afrikaners pour échapper au pouvoir de la majorité noire.

VF, Front de la liberté (Vryheidsfront : parti d’extrême dirigé par le général Constand Viljoen (ancien chef d’État-major de l’armée), il n’a obtenu que 0,9 % et 4 sièges en 2004 (contre 2,2 % en 1994 et 0,8 en 1999). Le VF milite pour la création d’un État blanc (réservé aux Afrikaners) sur le territoire de l’Afrique du Sud.

FA, Alliance fédérale (Federal alliance : petite formation d’extrême droite dirigée par Louis Luyt, ancien dirigeant de la Fédération de rugby. Elle n’a pas réussi à entraîner les Afrikaners derrière son discours raciste et réactionnaire (0,5 % des voix et 2 sièges en juin 1999).

AEB, Mouvement de l’unité africaine (Afrikaner EenheidsBeweging : groupuscule afrikaners d’extrême droite (0,3 % des voix et un siège en 1999).


Petits partis noirs radicaux

Formations nées de la lutte contre l’apartheid et que le succès politique de l’ANC a totalement marginalisé, elles se situent à l’extrême gauche de l’échiquier politique.

PAC, Congrès panafricain (Pan africanist congress : organisation issue d’une scission de l’ANC en 1959 et inspirée par le Mouvement Conscience noire. Plus radical, le PAC a refusé toute négociation avec le pouvoir blanc en 1990. L’arrivée au pouvoir de l’ANC, en 1994, l’a complètement marginalisé : 0,7 % des voix et 3 sièges en 2004 (même score qu'en 1999).

AZAPO, l’Organisation du peuple d’Azanie (Azania people’s organization : parti fondé en 1978, continuateur du mouvement de la Conscience noire fondé par Steve Biko. Plus à gauche que l’ANC, l’AZAPO est aujourd’hui totalement marginalisée : 0,25 % en 2004 (un peu mieux qu'en 1999) et 2 sièges à l’Assemblée. Son leader est Mosiblidi Mangena.

L’ANC, le parti de la lutte anti-apartheid, aujourd'hui le parti au pouvoir.

Son leader, Jacob Zuma, candidat à la présidentielle de 2009, est accusé de racket, de corruption et de blanchiment d'argent alors qu'il était vice-président du pays... procès en cours

Mosiuoa Lekota, dissident de l'ANC

Le SACP, le parti communiste. Sur le site : des biographies, de nombreux liens

l’Inkatha, le parti zoulou

DP, le premier parti d'opposition

DA, l'alliance du DP et de FA

Le NNP, l'héritier de l'ancien parti au pouvoir à l'époque de l'apartheid.

UDM, opposition modérée

ACDP

VF, l'extrême droite afrikaners

Le site de la « république » d’Orania

L'Alliance Fédérale (extrême droite populiste)

AZAPO, extrême gauche noire

Le PAC, extrême gauche noire

 
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