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  Afrique du Sud
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Le régime précédent, non démocratique, reposait sur le vote des seuls électeurs définis par la loi comme « blancs » (soit 13 % de la population). Il reposait principalement sur les Afrikaners, promoteur de l’apartheid, soit moins de 10 % des Sud-Africains.

Ce régime autoritaire ne connu aucune alternance : le même parti (le Parti national) monopolisa le pouvoir de 1948 à 1994. Sa pérennité au pouvoir reposait sur une liberté d’expression limitée, un découpage électoral très favorable aux campagnes (où les Afrikaners conservateurs dominaient largement), à des services secrets (le BOSS) tout puissant n’hésitant pas devant les assassinats politiques, au poids de l’armée…

L’apartheid

« Cette politique de ségrégation raciale détermine une façon de vivre pour chaque individu par une classification strictement appliquée. Cette classification divise la population sud-africaine en quatre groupes distincts : les blancs, les noirs, les métis et autres ethnies (asiatiques, indiens, etc.). Ces groupes se voient infliger un mode de vie bien défini. Les lois détermine un lieu de résidence pour chaque groupe, un type d’enseignement ainsi que la profession qu’il peut exercer. De cette façon, les noirs sont écartés des emplois prestigieux ainsi que de la politique et du gouvernement. Les contacts entre les différents groupes sont prohibés. Les citoyens qui s’opposent à l’Apartheid sont considérés communistes. De plus, la sévérité des lois relatives à la sécurité publique font de l’Afrique du Sud un état policier. » (extrait du site de Philippe Bernard & Jean-Christophe Boucher)

Un aspect de la discrimination : « la mortalité infantile passait de 9 % des naissances dans les familles blanches à 80 % dans les foyers noirs ce qui était très injuste. Pour un élève blanc, l’école était gratuite et obligatoire. Par contre, un élève noir, devait payer ses livres, ses fournitures, la construction du bâtiment, le salaire des professeurs ou les frais d’entretien ! » (extrait du site Paris les Jeunes)

« En 1948, le Parti national, grand vainqueur des élections législatives blanches (les Noirs n'ont pas le droit de vote), instaure la politique du "développement séparé des races". Cette doctrine entérine un état de fait en le dotant d'une légitimité juridique. Peu après, le gouvernement nationaliste du Dr Malan étend en 1949 l'apartheid aux Indiens, élargissant à leur effet, ainsi qu'aux métis, la loi de 1927.

Au cours des années 1950, le gouvernement fait adopter une nouvelle série de mesures discriminatoires. Ainsi, en 1952, le Native Act n° 67 impose à tous les Noirs âgés de 16 ans et plus de porter sur eux en permanence un pass book (laissez-passer) contenant leurs pièces d'identité et un certificat d'origine tribale. En 1953, le Bantu Labour Act interdit aux Africains de faire grève et de se syndiquer. C'est ensuite, en 1956, l'Industrial Conciliation Act qui interdit les syndicats ouvriers mixtes. Répondant au souci de pousser encore plus loin la ségrégation raciale, le Promotion of Bantu Self-Government Act permet au Premier ministre H.F. Verwoerd de créer dix "nations noires" artificielles, ou bantoustans.

Sous le mandat de H.F. Verwoerd (1958-1961), le Parlement adopte une loi favorisant l'autodétermination bantoue, projetant l'indépendance des dix bantoustans africains. Ceux-ci sont alors surpeuplés (74 % de la population noire), fragmentés et dotés de ressources limitées. Une révolte des Noirs contre le système des passeports intérieurs en 1960 est réprimée dans le sang et débouche sur le massacre de Sharpeville. (…)

Entre-temps, l'Union sud-africaine, à la suite de la condamnation de l'apartheid par le Commonwealth, s'était retirée de cette organisation. La république d'Afrique du Sud fut proclamée le 31 mai 1961. Neuf millions de Noirs, appartenant aux groupes ethniques associés aux bantoustans, perdirent la citoyenneté sud-africaine. En 1964, le Bantu Law Amendment Act privait les Africains de leurs droits en dehors des bantoustans et, en 1968, l'interdiction des mariages mixtes s'étendit jusqu'à l'invalidation de ceux contractés à l'étranger. De violentes émeutes eurent lieu en 1976 à Soweto et dans d'autres townships (banlieues ouvrières noires), qui provoquèrent la mort de 400 personnes. La même année, le Transkei fut le premier bantoustan à accéder à l'indépendance, suivi du Bophutatswana (1977) et du Ciskei (1980). Ces bantoustans ne furent jamais reconnus par l'ONU. » (extrait de l’encyclopédie Hachette)





Les constitutions successives

1910 : l’Union Sud Africain restait un dominion britannique, membre du Commonwealth

1961 : L’Afrique du Sud devenait une république (non démocratique)

1983 : Tentative d’aménagement de l’apartheid pour le rendre « acceptable »

1993 : Première constitution démocratique (provisoire) abolissant l’apartheid. Mise en place progressive du régime actuel régit par la constitution de mai 1996.

Le musée de l’apartheid à Johannesburg (angl.)

L’héritage de l’apartheid : Avant l’avènement de la démocratie, les écoles des townships étaient le théâtre d’une lutte politique violente. Aujourd’hui, elles sont en proie à des formes extrêmes de criminalité. Seule solution : mobiliser la société tout entière (par Graeme Simpson, Courrier de l’Unesco, 2001)

Carte de l’Afrique du Sud de l’apartheid


Hendrik Verwoerd

 
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