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Yordan Yovkov


Un des grands écrivains classiques de la littérature bulgare

Né en 1880 à Jerasvna (ou Zeravna) dans le nord est de la Bulgarie, Yordan Yovkov fait ses années de collège à Sofia, avant d’entrer à l’université de droit. Il est professeur dans Dobroudja, une région qui occupera une grande place dans son Ouvre. Ensuite pendant une dizaine d’années, il enseigne à l’université de Sofia.

Pendant les guerres balkaniques, il blessé aux environs de Gévguéli, alors qu’il est correspondant de guerre sur le front nord.

Après quelques années passées à Bucarest en tant qu’attaché culturel, il revint à Sofia en 1927 au poste de traducteur de français pour le ministère des Affaires étrangères. Il est décédé à Plovdiv le 15 octobre 1937 des suites d’une opération.

« Encore méconnu en France, Yordan Yovkov n’en est pas moins l’auteur bulgare le plus traduit dans le monde. Il occupe dans son pays une place comparable à celle de Maupassant pour les Français ou Tchekhov pour les Russes. Il suscita également la vive admiration de Jules Romains ou d’Ivo Andric, tandis qu’un autre écrivain aussi considérable que Thomas Mann tenait Le Péché d’Ivan Béline (in Légendes du Balkan) pour l’une des plus admirables nouvelles jamais écrites. » (L’Esprit des péninsules)

Yordan Yovkov a écrit de nombreux contes, le cycle littéraire S'ils pouvaient parler rassemble de nombreux récits de la vie quotidienne des paysans, mais les héros principaux y sont les animaux.

« Il serait inexact de penser que Yovkov voyait la vie dans la Dobroudja d'autrefois sous un jour idyllique, qu'il était étranger aux grands conflits sociaux, qu'il vivait dans un monde fermé, un monde de contemplations et de rêves. Les critiques le présentent comme un écrivain apolitique ce qui devrait dissimuler les cotés faibles de ses positions idéologiques. En effet, il n'a jamais pris part directement à la vie politique, n'a pas été combattant mais plutôt rêveur, cependant se qui l'émouvait toujours c'était le destin du people et de la patrie, injustice envers l'homme. Il parle plutôt des conflits sociaux dont la solution il trouve dans la réincarnation spirituelle des héros et dans la résignation de classe. L'idéal social de l'influence du mouvement coopératif qui s'élargit dans le pays ainsi que l'influence du programme politique du parti radical bourgeois, lequel pendant une certaine période, a beaucoup d'adeptes parmi les professeurs. Pour Jovkov l'humaniste ce qui compte n'est pas la résolution des grands problèmes sociaux mais les vertus, les sentiments et les souffrances des petites gens de la ville et du village de la Dobroudja d'avant-guerre. » (extrait de)

Sur la Toile

Le récit Les roses blanches fut publié pour la première fois en 1930 dans le journal Zora : Lire (fr.)

-> Jordan Jovkov ou Iordan Iovkov


- Légendes du Balkan

 
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