BiblioMonde

Theo Tschuy



Historien et théologien suisse (1925-2003)

Né en 1925, Theo Tschuy était originaire de Zurich (Suisse), fut responsable dès 1980 et jusqu'à sa retraite, du Programme des droits de l'homme auprès du Conseil 'cuménique des Églises et de la Conférence des Eglises Européennes. Journaliste, il a collaboré entre autres avec le quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung. Décédé en 2003, il est l'auteur de plusieurs autres titres parus en allemand.

« Théo Tschuy était un théologien, un historien aussi, très engagé dans le mouvement œcuménique des années 1960 et 1970. Mais c’est à la retraite que les nombreux ouvrages
qu’il a publiés l’ont fait connaître du grand public.
Il avait étudié au Garret Théological Seminary d’Evanston Chinois) et obtenu son doctorat en histoire de l’Eglise à l’université de Zurich. Avant d’aller au Chili, il s’était engagé dans une congrégation méthodiste aux États-Unis et peu de temps avant sa retraite, il fut une fois encore pasteur dans cette même congrégation, cette fois-ci à Zurich.

En Amérique latine, Théo Tschuy fut un véritable pionnier dans son activité œcuménique. Comme représentant du Church World Service-USA au Chili jusqu’en 1961 et ensuite, à Ge-
nève, au Secrétariat pour l’Amérique latine du Conseil œcuménique des Églises jusqu’en 1971.

Par la suite, il a dirigé, conjointement avec le père jack Lucal, le Comité "Société, Développement et Paix", un organisme qui réunissait le COE et l’Église catholique romaine. Au cours de cette période, il s’est engagé avec conviction et avec une grande énergie, pour mener à bien une réflexion conjointe sur des problèmes éthiques et théologiques en différents domaines, en collaboration avec ses partenaires catholiques.

En 1980, Théo Tschuy fut nommé responsable pour le programme "Droits humanitaires des Églises" dans le cadre de
l’Acte final de la conférence d’Helsinki. À ce titre, il a initié et encouragé un dialogue hautement sensible s’agissant des
droits de l’homme, en Europe de l’Est, dans une région affecté par la guerre froide et les effets du régime totalitaire so-
viétique. Durant sa retraite, il consacra son temps à la recherche et l’écriture. (...)

Théo Tschuy a apporté ainsi une contribution essentielle en montrant les aspects moins connus de ses compatriotes suis-
ses qui durant la seconde guerre mondiale ont sauvé des victimes de l’holocauste. Certes, il ne s’exprimait pas avec de
grandes envolées. C’était plutôt un homme de réflexion, se révélant avec passion dans l’action concrète et partageant ses
observations dans ses écrits. C’était là sa force. C’était un écrivain de talent très engagé pour la cause de l’unité des
Églises et pour les causes humanitaires, convaincu qu’elles sont liées les unes aux autres » (Patrick Simon, extrait du Tannayroli, avril 2004)


- Diplomatie dangereuse, Carl Lutz, l'homme qui a sauvé les juifs de Budapest

 
© BiblioMonde.com