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Octavio Paz

Le géant de la littérature mexicaine du XXe siècle, poète, théoricien de la littérature, essayiste, diplomate

Né en 1914 à Mexico, Octavio Paz est le fils d’un avocat d'ascendance indienne qui fréquenta Emiliano Zapata et d'une andalouse. Son grand-père paternel était un écrivain précurseur du mouvement « indigéniste ».

« Octavio Paz était un homme universel qui a su concilier dans son oeuvre prolixe la pensée occidentale avec l’univers indigéniste mexicain dont il était en partie issu et les civilisations d’Asie qu’il a découvertes lors de ses pérégrinations à travers le monde en tant que représentant diplomatique de son pays. » (extrait d’un article de Tirthankar Chanda, RFI, mai 2008)

« Homme convaincu, il lit avec intensité des penseurs anarchistes, Proudhon et Kropotkin. Il publie son premier poème, Cabellera, en 1931, en 1933 paraît son premier recueil, Luna silvestre, qu’il reniera par la suite. La communion lutte sociale et travail de l’écrivain se concrétise tout au long de sa vie. 1937, année clé. Il part pour le Yucatan où il fonde une école pour les enfants des paysans pauvres. La même année, il accepte l’invitation de Pablo Neruda et participe au Congrès international des écrivains pour la défense de la culture (Paris, Barcelone, Valence, Madrid). Au cours de ce voyage, durant la guerre d’Espagne, il se détache de ses utopies idéologiques, s’imprègne des problèmes concrets de son temps. Il fait des rencontres capitales, après Neruda, Huidobro, Alberti, Vallejo, Cernuda, Carpentier et Malraux. (…)

Octavio Paz réside un an aux États-Unis où s’élabore sa grande oeuvre, le Labyrinthe de la solitude. Membre du corps diplomatique de 1945 à 1968, Paris, San Francisco, New York, Tokyo, New Delhi sont ses demeures successives. Tout en ne cessant de publier des titres devenus célèbres, Liberté sur parole, en 1949, Pierre de soleil, en 1957, Blanc, en 1967. En 1968, il démissionne de son poste d’ambassadeur en Inde pour protester contre le massacre des étudiants, le 2 octobre, sur la place des Trois-Cultures à Mexico. Un - combat qu’il partage avec Julio Cortazar qui de même allie recherche littéraire et engagement. Cortazar suivra de près les revendications sandinistes au Nicaragua. Ils sont également unis par une certaine idée de l’internationalisme et de l’écrivain confronté au chaos et à l’ardeur intime. "Contre le silence et le vacarme, j’invente la Parole, liberté qui s’invente elle-même et m’invente, chaque jour" (Liberté sur parole). » (extrait d’un article de Virginie Gatti, l’Humanité, mars 2009)

On lui doit de nombreux essais sur l'art et la littérature ou sur la politique, qui parachèvent sa figure d'écrivain humaniste ouvert à toutes les formes de culture et d'expression. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1990. Il est mort en 1998.


- Le labyrinthe de la solitude
- Liberté sur parole
- L'arc et la lyre
- Pierre de soleil
- De vive voix
- Oeuvres poétiques complètes

 
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