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Nuno Júdice

Écrivain portugais connu surtout pour son œuvre poétique

Né à Mexilhoeira Grande, en Algarve (Portugal) en 1949, Nuno Júdice étudie la philologie romane, en particulier la littérature médiévale ibérique. En 1969, il entre comme critique littéraire à la rédaction de O Tempo e o Modo, revue qui rassemble plusieurs sensibilités nées dans la mouvance de Mai 68. Il est révélé en 1972 par le livre A Noção de Poema (La Notion de Poème). Avec les années, il devient un critique très influent au Portugal comme commentateur de la modernité. Il publie régulièrement de la poésie, des essais, des romans… Son œuvre littéraire traduite en de nombreuses langues, a été plusieurs fois couronnée (en 1973, le prix de poésie Pablo Neruda). De 1985 à 1991, il vit en Suisse, à Berne, puis Nuno Júdice est nommé professeur de littérature comparée à l’Université Nouvelle de Lisbonne, il devient ensuite directeur l’Institut Camões à Paris. Il a fondé en 1996 la revue de poésie Tabacaria, publiée par la Casa Fernando Pessoa à Lisbonne. Depuis 2008, il est le directeur de la revue Colóquio / Letras. Il est l'auteur de nombreux livres : poésie, pièces de théâtre, essais et romans. Nombreux de ses ouvrages ont été traduits dans différents pays.

« Júdice a commencé à écrire au début des années 1970, grande époque de théorie littéraire, ce dont se souviennent ses titres : la Notion du poème, Théorie générale du sentiment, le Mécanisme romantique de la fragmentation. Mais la poésie qu’écrit Judice est tellement concrète que le désir théorique en devient parodie et pure ironie. Plus tard, comme d’autres poètes portugais, Judice rompt avec le formalisme et fait un retour à l’image, à la narration et aux thèmes classiques : l’ombre et la lumière, la mélancolie et l’amour, l’instant et le poème, évolution dont les titres, à nouveau, font foi : Un chant dans l’épaisseur du temps, Méditation sur des ruines, Enumérations d’ombre. » (extrait d’un article de Stéphane Bouquet, Libération, 16 mars 2000)

« Qu’il s’inscrive en théoricien de la littérature ou en écrivain, Nuno Júdice accompagne, depuis la publication de son premier recueil, La Notion de poème, en 1972, l’évolution de la poésie portugaise contemporaine. Concevant la littérature comme un univers esthétique atemporel, l’écrivain trouve dans la poésie son principal mode d’expression. Résultat d’un exercice épuré et plastique sur le langage, ses poèmes évoluent en un très long " Chant dans l’épaisseur du temps ». (Annick Moreau, extrait du site de l’Office du livre)

« Nuno Júdice est un des poètes les plus doués et les plus actifs de sa génération. Contemporain des "Vénitiens" ou des culturalistes espagnols, il emploie comme eux le retour provoquant au décadentisme et à la narrativité à titre d'arme contre la poésie engagée antérieure. » (Jacques Fressard, La Quinzaine Littéraire)


Parmi ses publications

Portugal, un voyage dans le Temps  (Les Perséides, 2013)

Géométrie variable  (Vagamundo, 2011)

 Source de vie  (Fata Morgana, 2006)

  Douro  (Filigranes, 2003)

Jeu de reflets (Chandeigne, 2001)

Le Mouvement du monde (le Taillis pré, 2000)

La Femme écarlate (Dumerchez, 2000)

Traces d’ombres (Métailié, 2000) : roman, une réflexion sur le Portugal de Salazar

Lignes d’eau (Fata Morgana, 2000)

Le Pont de Vasco de Gama, images d'une traversée (Le Cherche Midi, 1998), avec des photographies de Stanislas Kalimerov,

La Condescendance de l’être (Le Taillis pré, 1998)

Un chant dans l’épaisseur du temps suivi de Méditations sur des ruines (Gallimard, 1996)

Les Degrés du regard (L'Escampette, 1993)

Voyage dans un siècle de littérature portugaise (L'Escampette, 1993)

Énumérations d’ombres (Les Cahiers de Royaumont, 1990)


- Jeu de reflets
- Traces d’ombres
- Mouvement du monde (Le)
- Lignes d’eau
- Condescendance de l’être (La)
- Pont de Vasco de Gamma (Le)
- Un chant dans l’épaisseur du temps
- Degrés du regard (Les)
- Voyage dans un siècle de littérature portugaise
- Énumérations d’ombres
- Portugal, un voyage dans le temps
- Douro, journal des éléments

 
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