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Mohamed Zefzaf

Écrivain marocain de langue arabe (1942-2001)

Né en 1942 à Souk el Arbâa (Maroc), Mohamed Zefzaf (ou Zafzaf) a été enseignant pendant plus de vingt ans. Ses écrit ont été traduit en une dizaine de langues, mais assez peu en français. Ses livres décrivent sans complaisance une réalité vécue, souvent un monde de marginaux, mais en utilisant des métaphores, une écriture véritablement expressionniste qui un peu dérouté les lecteurs français. Mohamed Zefzaf est mort en juillet 2001 à Casablanca des suites d’un cancer de la gorge.

« Mohamed Zefzaf a connu une enfance difficile, avec la mort de son père, à l’âge de cinq ans. Brillant étudiant, il fait des études de philosophie, puis devient enseignant. Au début des années soixante, il s’essaye à la poésie. Il publie aussi des articles et des études sur des questions littéraires. En 1970, il publie son premier recueil de nouvelles Hiwar fi laylin moutaakhir (dialogue tard dans la nuit). Suivra en 1972 son premier roman La femme et la rose, puis des pièces de théâtre, et encore des romans et des nouvelles. Toute une œuvre qualifiée de puissante et d’étincelante. » (Najlae Benmbarek, Maroc-Hebdo, 2001)

« L’œuvre de Zafzaf a instauré une tendance unique dans la littérature arabe/marocaine qui s’opposait aux tendances d’analyse et de catégorisation des universitaires. Son œuvre appartient à une littérature innovante, moderne et esthétique enracinée dans les détails des angoisses quotidiennes d’un homme ordinaire.

Zafzaf a écrit des douzaines de romans et de nouvelles tout en travaillant tout d’abord comme enseignant dans un lycée avant de devenir bibliothécaire de cette école. Malgré son poste modeste, de nombreux étudiants en littérature ont commencé à choisir d’étudier des aspects de son œuvre pour leur thèse pendant son vivant et continuent à la faire maintenant qu’il n’est plus là. » (Magharebia.com.)

« Ayant une tendresse généreuse pour les bas-fonds, il en fait la toile de fond de ses écrits dans lesquels flottent les laissés-pour-compte, les faillis de la vie, les givrés et les paumés. Ses mots sont des arêtes. Ils coupent, griffent, blessent et jettent une implacable lumière sur notre société azimutée », raconte Et-Tayeb Houdaïfa.


Parmi ses œuvres

L’œuf du coq  : La vie de deux marginaux, son premier roman traduit en français.

Le roi des djinns

Bouches grandes ouvertes (1998) :
Roman qui dépeint la vie ordinaire de personnages marginaux qui vivent dans l’indifférence des dirigeants sauf quand on les soupçonne de subversion politique.

-> Mohamed Zafzaf


 
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