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Maurice Euzennat

Archéologue et historien du monde romain occidental

Né en 1926 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), agrégé d'histoire en 1951, puis membre de l'École française de Rome (1951-1954), Maurice Euzennat a découvert l'archéologie de terrain auprès d'Henri Rolland sur le site de Glanum, près de Saint-Rémy-de-Provence. De 1955 à 1962, il dirige le service des antiquités du Maroc. En 1963, il est nommé à Aix-en-Provence. Il est à l'origine de la création en 1966-1967 d'un service d'archéologie sous-marine, qui bénéficia du lancement d'un navire spécialisé auquel André Malraux, ministre de la Culture à l'époque, donna le nom d'« archéonaute ». Avec l'appui de Michel Lejeune au directoire du CNRS, il crée la section Antiquité du Centre de recherche sur l'Afrique méditerranéenne, devenu, en 1970, l'Institut d'archéologie méditerranéenne (IAM). En 1977, il entre au CNRS comme directeur de laboratoire, puis directeur de recherche (1988).

Il s'est spécialisé sur l'histoire et la civilisation de l'Antiquité romaine (Afrique romaine et Gaule Narbonnaise), du Maroc préislamique. Il a pratiqué archéologie romaine (Maghreb antique : Algérie, Maroc, en particulier Volubilis, prospection le long de la frontière méridionale de l'Empire romain; Marseille, Arles), l'épigraphie latine (Maroc antique), l'étude des voyages et découvertes (périple de Hannon).

« Maurice Euzennat fut aussi parmi les créateurs de la revue Antiquités africaines, un des fleurons des publications du CNRS en sciences humaines. Ses travaux personnels souffrirent un peu de son dévouement pour faire aboutir le travail des autres. On se référera cependant longtemps à son étude sur Le Limes de Tingitane - la frontière sud du Maroc romain -, publiée en 1989. Maurice Euzennat avait en projet une grande synthèse sur le Maroc antique que la maladie ne lui a pas laissé le temps de mettre en œuvre. » (extrait d'un article de Serge Lancel, Le Monde, 28 juillet 2004)


- Limes de Tingitane

 
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