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Maurice Barrès

Écrivain et homme politique (1862-1923), l'un des idéologues de l'extrême droite française

Né à Charmes (Vosges) en 1862, Maurice Barrès connaît très jeune le succès littéraire avec Le Culte du moi (1888), premier tome de sa trilogie. Il se lance en politique aux côté du général Boulanger (extrême droite) et élu député de Nancy en 1889 avec un programme intitulé : « Contre les étrangers ! ». La principale mesure qu’il propose est d’interdire aux immigrants de venir travailler en France. Son œuvre exalte ensuite les valeurs traditionnelles et cultive un nationalisme étriqué : Les Déracinés (1897), La Colline inspirée (1913). Violement antisémite, Maurice Barrès est un est adversaires les plus actifs du capitaine Dreyfus : « que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race », affirme l'écrivain, contribuant ainsi à populariser les thèses antisémites d'Édouard Drumont.

« Pour défendre ses idées, il fonda, en 1894, son propre journal, La Cocarde, et écrivit surtout entre 1897 et 1902 la trilogie du Roman de l’énergie nationale dans lequel le "culte du moi" se trouvait enfin transcendé dans la fidélité au sol natal. À la suite de "l’Affaire", il ne devait plus quitter l’arène politique, assumant la présidence de la Ligue de la Patrie française puis celle de la Ligue des patriotes, à la tête de laquelle il succéda à Paul Déroulède en 1914, affichant enfin pendant toute la durée de la guerre un patriotisme cocardier qui lui valut d’être élu par Le Canard enchaîné, chef "de la tribu des bourreurs de crâne". Dès avant la guerre cependant, l’année 1906 devait lui apporter la consécration politique et littéraire grâce à une double élection : comme député de Paris — il le resta jusqu’à sa mort — et comme académicien. » (extrait du site de l’Académie française)

« Son style contraste absolument avec l'écriture artiste que les Goncourt ont mise à la mode. Sous l'œil des Barbares (1888), Un homme libre (1889) et Le Jardin de Bérénice (1891) forment une trilogie dont le lien est l'égotisme. Ces romans sont consacrés à la définition du "moi", à sa liturgie, à son éducation et à sa mise en défense contre les "Barbares". Le "moi" étant la seule réalité sensible, l'égotisme conduit logiquement à l'individualisme anarchique. » (Bernard Visse, extrait du site Ecrivosges)

« Tandis qu'il joue ce rôle actif dans la vie politique française et qu'il ne cesse de retourner dans sa Lorraine pour garder le contact avec la terre natale, Barrès, "amateur d'âmes" et de paysages, cherche encore des émotions sous le ciel de l'Espagne, de I'ltalie et de la Grèce. En 1903, il consacre à Venise Amori et Dolori sacrum. En 1906, dans Le Voyage de Sparte il s'en prend aux archéologues qui, pour dégager l'œuvre de Phidias sur l'Acropole, ont abattu une vieille tour franque. » (extrait de Lagarde & Michard, XXe siècle, Bordas)

Une liste de ses œuvres

-> Maurice Barres


- Sparte
- Mort de Venise (La)
- Greco, ou, Le Secret de Tolède
- Maurice Barrès, Romans et voyages
- Un jardin sur l’Oronte

 
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