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Eugénio de Andrade

Poète portugais (1923-2005)

Il est né en 1923, sous le nom de José Fontinhas, à Povoa da Atalaia un petit village du Beira Baixa situé entre Fundão et Castelo Branco dans le nord du Portugal. Issu d'une famille de paysan, il a fait une carrière de fonctionnaire au ministère de la Santé et surtout d'écrivain. Eugénio de Andrade (José Fontinhas de son vrai nom) a écrit des romans, des poèmes, organisé des anthologie, traduit… Il est l'un des poètes les plus importants et les plus originaux de l'après-guerre au Portugal. Son œuvre est traduite en une douzaine de langues. Elle est publiée en France aux éditions de La différence. Eugénio de Andrade a reçu le prix Camões en 2001.

« Poète solaire et sensuel, dont la belle prosodie épouse les rythmes du coeur et du corps, huit volumes ont paru aux éditions de la Différence depuis 1986. Familier de l'œuvre, Michel Chandeigne lui donne l'unité de sa traduction, dont l'aisance apparente semble fidèle à l'original. » (Le Monde, 17 mars 2000)

« S'inscrivant dans une veine lyrique, Eugénio de Andrade avait néanmoins su renouveler la poésie lusitanienne en la dépouillant d'un certain sentimentalisme endémique. Ses poèmes sont d'une concision tenant plus du haïku que de l'effusion pastorale ? le titre Blanc sur blanc est d'ailleurs un emprunt à Bashô. » (Sean James Rose, Libération, 14 juin 2005)

« Eugénio de Andrade n'appartient à aucune filiation sinon, par affinité, aux Italiens Sandro Penna ou Pier Paolo Pasolini. Mais le Pasolini chantre virgilien moderne de ses années frioulanes, des saisons et du parfum de l'heure, de l'éclat de la jeunesse agreste joueuse et pourtant mélancolique. C'est cela qu'Andrade partage, et la tiédeur sensuelle d'un soleil antique. » (Claude Michel Cluny, Lire)

« C'est en 1948 qu'il est porté au tout premier plan de la poésie portugaise, mais on sent déjà dans ses poèmes de jeunesse une élégance, une sensibilité rythmique et une économie de moyens presque sans précédents depuis la tradition médiévale. Dans ce pays dont la meilleure poésie prend source dans le désenchantement, Eugénio de Andrade va chercher, dans le paradis de l'enfance, dans l'intimité avec la terre, dans le pur bonheur d'avoir un corps, l'allégresse fulgurante de quelques moments privilégiés. Son dernier livre Les Lieux du feu (L’Escampette, mai 2001) montre qu'un demi-siècle de vie littéraire et les hommages qui l'accompagnent, de la création d'une fondation Eugénio de Andrade à la promotion récente d'un congrès international consacré à sa poésie, n'ont aucunement éteint l'« ostinato rigore » qu'il a toujours poursuivie. » (Le Carrefour des littérature

Il est mort en juin 2005 à Porto, ville où il résidait et où existe une fondation portant son nom.

Parmi ses publications

Les Lieux du feu (L’Escampette, 2001) : recueil de poèmes (bilingue), traduction Michel Chandeigne

Matière solaire (La Différence, 1986 - 2000)

Le Poids de l’ombre (La Différence, 1986 - 2000)

À l’approche des eaux (Phébus, 1991 et La Différence, 2000), traduction Michel Chandeigne.

Le Sel de la langue (La Différence, 1999) : poèmes, traduction Michel Chandeigne

Office de la patience (Orfeu (Bruxelles), 1995) : recueil de poèmes (bilingue), traduction Michel Chandeigne

L’autre nom de la terre ( La Différence, 1990) : recueil de poèmes (bilingue), traduction Michel Chandeigne et Nicole Siganos

Versants du regard et autres poèmes en prose (La Différence, 1990) : recueil de poème (bilingue), traduction Patrick Quillier

Femmes en noir (La Différence, 1988) , traduction Christian Auscher. postface de João Fatela. Photographies de Claude Sibertin-Blanc,

Écrits de la terre (La Différence, 1988)


Sur la Toile


Une bibliographie (port.)

Une série de poèmes et une autre(port.)

Y a-t-il un vers après Pessoa ? : Rencontres avec Sophia de Mello Breyner Andresen et Eugénio de Andrade, deux figures de la poésie actuelle (fr.).

- Eugenio de Andrade


- Femmes en noir
- Sel de la langue (Le)
- L'Autre nom de la terre

 
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