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Egon Erwin Kisch

Écrivain et journaliste tchèque de langue allemande (1885-1948)

Il débute comme reporter de guerre dans les Balkans en 1913. Officier de l'armée impériale, il adhère au parti communiste en 1917. Ne pouvant plus faire publier ses textes, il s'installe à Berlin en 1923.
Il travailla pour la presse libérale de Prague et de Berlin jusqu'à l'arrivée du nazisme puis s'engagea dans la guerre d'Espagne et émigra au Mexique. Ses reportages sont de véritables textes littéraires. Il a écrit sur le front austro-serbe en 1914, Vienne en 1918, Berlin en 1933, ce qui lui vaut une arrestation. Il parcourt le monde : États-Unis, Australie, Mexique, Paris, Chine… Parmi ses grands reportages : La Chine secrète (1935), Découvertes au Mexique (1947), Histoires de ghettos… Il meurt à Prague, sa ville natale, deux ans après son retour.

« Egon Erwin Kisch est considéré comme l’inventeur et le maître du reportage littéraire. Ne pas perdre une seconde de trop, assis aux bureaux sanctifiés des rédactions, il faut sortir, aller vers les gens et leurs récits – voilà sa devise. "Tout bon journaliste est un reporter." Reportage, le mot est moderne à l’époque, chacun en parle. On envoie des journalistes à la recherche de sensations pour dépister la vie amoureuse des grosses légumes, pour découvrir la misère des malheureux ‘touchés par le mauvais sort’ ou pour bâiller aux corneilles à la vue des ‘indigènes’ lointains. Mais cela relève essentiellement de la presse à scandales. Le sensationnel que Kisch recherche, c’est celui dont il n’est fait nulle part mention : la crise permanente et l’immoralité du capitalisme. » (extrait du site du PTB)


« Né à Prague en 1885, donc contemporain de Kafka et écrivant en allemand comme lui, surnommé " le reporter enragé, le reporter rouge ", plus connu dans les ex-pays de l'Est que chez nous, notamment dans l'ancienne RDA, lié à l'avant-garde intellectuelle, il avait voulu connaître toutes les luttes politiques de son temps : l'URSS, la Chine, l'Allemagne prénazie, l'Espagne avec les Brigades, l'Australie, le Mexique où, comme Anna Seghers, il se réfugia pendant la guerre... Revenu à Prague, il y mourut en 1948. » (extrait d'un article de Nicole Zand, Le Monde, 3 Juillet 1992)


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