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Edward John Trelawny

Voyageur, aventurier et écrivain anglais (1792 - 1881)


« Edward John Trelawny (ou Trelawney), né à Sompting, cadet d'une famille tristement convenable d'aristocrates ruinés, déserta la Navy après Trafalgar, ce qui le rendit passible de la potence. Il courut l'océan Indien et les mers de Chine, au service de la France. Byron et Shelley s'enthousiasmèrent pour ce personnage hors du commun. Byron le prendra pour modèle de son poème Le Corsaire. En janvier 1822, il arriva chez Byron, Casa Lanfranchi à Pise et la transforma en "Pistol Club"

Il s'embarqua pour la Grèce en compagnie de Lord Byron et participa avec honneur aux combats pour la libération de la Grèce. Après la mort de Shelley, il resta très proche de Mary qu'il demanda en mariage, sans succès.

Ses Mémoires d'un gentilhomme corsaire, publiées en 1831, connaîtront en leur temps un succès énorme et lui valurent une solide réputation de tête brûlée. Il faut dire toutefois que ses affirmations sont à prendre avec précautions.

Il finira pourtant sa vie dans son fauteuil, à l'âge respectable de 88 ans. Conformément à ses volontés, ses cendres seront inhumées à côté de celles de Shelley dans le cimetière protestant de Rome, ultime témoignage de fidélité, soixante ans après la mort de son héros, noyé dans la tempête dans le golfe de La Spezia. » (Gilbert Gillet, extrait du site de la société française des études byronniennes )

« L'authenticité des Mémoires d'un gentilhomme corsaire d'Edward John Trelawney a été mise en cause et demeure sans doute sujette à caution. (…) On préférera voir en quoi cet écrit, riche de réminiscences livresques, reprend une forme et des topoï éprouvés, ceux des récits rétrospectifs menés à la première personne du dix-huitième siècle, centrés sur des personnages d'aventuriers et de pirates, et leur donne des couleurs plus précisément romantiques.

Dans un texte autobiographique, les épisodes, souvent répétitifs, pillages, abordages et poursuites, s'organisent en fonction d'un itinéraire personnel dont le maître mot est celui de liberté, placé à l'orée comme au terme du parcours auquel il confère une rectitude. Contextes familial et politique dans une Europe qui voit la faillite des idéaux de la Révolution française sont présentés de manière à conférer un caractère logique à l'engagement dans la course. » (extrait du site du Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages, CRLV)


- Derniers jours de Shelley et Byron (Les)

 
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