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Dumitru Tsepeneag

L'un des écrivains roumains les plus novateurs de la seconde moitié du XXe siècle

Né en 1937 à Bucarest, il est dans les années 1960 et 1970, avec le poète Leonid Dimov, le chef de file de l’onirisme, le seul courant littéraire à s’opposer au « réalisme socialiste » officiel. En 1975, pendant un séjour à Paris, il est déchu de sa nationalité par Ceausescu et contraint à l’exil. Il est naturalisé français en 1984. Pendant les années 1980, il se met à écrire directement en français. La « chute du Mur » le ramène à la langue maternelle, sans pour autant qu'il renonce au français.(POL)

« Alors que pendant les années 1950, période sombre où la plupart des écrivains faisaient acte d'allégeance au dogme "réaliste socialiste" en exécutant la "commande sociale" du pouvoir, Tsepeneag et son groupe d'amis se tenaient loin de la convention officielle, exploraient les nouvelles techniques de l'expression littéraire, découvraient ainsi d'autres perspectives. Ce n'est qu'une décennie plus tard, à la faveur d'une "libéralisation" bancale, que le prosateur, traducteur de Pinget et de Robbe-Grillet, franchit les fourches caudines d'une censure sourcilleuse et publie ses textes brefs, insolites, qui s'imposent au lecteur et le déstabilisent par le souffle de magie qui s'en dégage. Hélas, très vite l'illusion du dégel roumain se dissipe. Tsepeneag se retrouve en exil à Paris, alors que ses amis s'éparpillent, disparaissent ou bien composent avec le nouveau pouvoir national-communiste. » (extrait d'un article d'Edgar Reichmann, Le monde 12 août 2003)

Tsepeneag fonde et dirige à Paris les Cahiers de l’Est (trimestriel littéraire) de 1975 à 1980, puis les Nouveaux Cahiers de l’Est, de 1991 à 1992. Il fait partie du comité de rédaction de la revue PO&SIE.

Une partie de son œuvre est publiée chez POL


 
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