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Catherine Clément

Philosophe, romancière et grande voyageuse

Elle est née en 1939, à Boulogne-Billancourt, dans une famille mi catholique, mi juive. Ses grand-parents maternels sont morts en déportation pendant la guerre.

« Reçue à Normale-Sup, elle est agrégée de philosophie à 22 ans – alors qu'elle est mariée depuis deux ans et mère d'un enfant. Ses professeurs s'appellent Michel Serres et Ferdinand Alquié. Elle sera ensuite l'assistante de Vladimir Jankélévitch à la Sorbonne. Une rencontre sera décisive : celle de Claude Lévi-Strauss, qui l'invite à son séminaire. Le premier essai qu'elle publiera en 1970 est consacré à l'auteur de Tristes tropiques. Comme le plus récent, dans la collection Que sais-je ?. Mais Catherine Clément ne soutiendra jamais sa thèse, dont le sujet a été déposé, et ne fera pas carrière à l'université. Détachée au CNRS, elle travaille pour des cabinets privés d'enquêtes psychosociologiques, souvent à des fins publicitaires. Elle fréquente aussi le milieu médical, notamment le professeur Jean Hamburger. Elle participe enfin à des documentaires avec Josée Dayan et Charles Brabant. » (extrait d'un article d'Emmanuelle de Roux, Le Monde, 11 décembre 2002)

Elle appartient au PCF de 1968, jusqu'à son exclusion en 1981. L'année suivante, elle est nommée à la tête de l'AFAA (Association française d'action artistique) chargée de diffuser la culture française à l'étranger. Ce qui l'amène à voyager et à découvrir l'Inde. Épouse de l'ambassadeur André Lewin, son second mari, elle séjourne quatre années en Inde, pays qui la passione et l'amène à relativiser la culture occidentale, puis trois ans au Sénégal (1996-1999).

Elle a écrit une trentaine d'ouvrages, des essais sur l'anthropologie et la psychanalyse, mais aussi plusieurs romans à succès (La Sultane, La Senora, Pour l'amour de l'Inde, Le Voyage de Théo...

En 2001, elle s'engage en politique aux côtés de Jean-Pierre Chevènement. Elle est très marquée par les résultats électoraux de la gauche en 2002. Jean-Jacques Aillagon, ministre du gouvernement Raffarin lui confie la rédaction d'un rapport sur la culture à la télévision. Remis en décembre 2002, ce rapport plaide pour l'inscription du service public dans la constitution afin d'enrayer la dérive commerciale de la télévion publique. Catherine Clément défend la vieille notion de « l'élitisme pour tous » dont elle rapelle qu'elle fut élaborée par le poète russe Maïakovski s'opposant à l'idée dérivée du l'enseignement de Pierre Bourdieu que tout est culture et que toute approche plus réductrice se résumerait à la culture des « héritiers »... Son frère, Jérôme, est président d'Arte.

Catherine Clément est actuellement responsable de l'Université populaire du musée du Quai Branly.


- La Senora
- Sissi, l'impératrice anarchiste
- Les filles de Mirabai
- Promenade avec les dieux de l'Inde
- La princesse mendiante
- Claude Lévi-Strauss
- Gandhi, athlète de la liberté

 
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