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Carlos Fuentes

Le plus connu des écrivains mexicains contemporains (1928-2012)

Né en 1928, à Panama, Carlos Fuentes est le fils d’un diplomate. Il a vécu enfant en Amérique du Nord et du Sud, ainsi qu’en Europe, mais c’est à Mexico qu’il a fait ses études. il suit des cours au collège français Morelos où il passe son baccalauréat. Il publie ses premiers textes dans des revues locales. Il s’inscrit ensuite à la faculté de droit de droit. Il occupe des fonctions officielles, mais son engagement à gauche (il a été communiste) le gêne dans sa carrière. D’abord journaliste, il a été rédacteur au journal El Espectador (1959-1960), fondateur et directeur de la Revista mexicana de literatura (1955-1958). Il dirige avec Octavio Paz la collection littéraire Obregón. Son premier livre paraît en 1954, mais c’est La Plus limpide région, publiée en 1958, qui est saluée comme un événement par la critique de son pays et fait de lui un écrivain connu. Dans les années 1960, il s’impose comme un des principaux écrivains sud-amériocains : La Mort d’Artemio Cruz, Aura (1962), Zone sacrée et Peau neuve (1967), Tous les chats sont gris (1971)… Il s’investit aussi dans des essais consacrés à Herman Melville, William Faulkner ou encore Jane Austen. De 1974 à 1977 il est ambassadeur en France et publie, en 1975, son roman Terra nostra puis un essai intitulé Cervantès ou la Critique de la lecture. Dans les années 1980, il enseigne successivement dans les universités de Columbia, Cambridge, Princeton et Harvard. Il y poursuit son œuvre avec Les Eaux brûlées (1981), Des Orchidées au clair de lune (1982) ou encore Christophe et son œuf (1986).

« Indissociable du Mexique et de son identité sans cesse repensée, cette œuvre milite aussi pour l’altérité des cultures, dialogue avec l’Europe et les États-Unis. Ses monuments : La région la plus limpide, Terra Nostra, Christophe et son œuf, voisinent avec des folies d’une grâce incomparable : Aura, Zone sacrée, Diane ou la chasseresse solitaire. La dialectique, le réalisme symbolique, l’humanisme, le lyrisme, l’ironie président à l’affrontement des temps, des lieux, des cultures, des langages dans ce que Carlos Fuentes nomme l’arène romanesque. Tout l’héritage culturel du romancier y est mis en mouvement, questionné et interrogé. Dans ses derniers titres : Toutes les familles heureuses (2006) et La voluntad y la fortuna (2008), l’actualité brûlante du Mexique rejoint encore et toujours les profondeurs du temps. » (Le Centre national du livre)

Auteur aujourd’hui d’une vingtaine de romans, dont les plus connus sont La Mort d’Artemio Cruz (1962), Terra nostra (1975), Christophe et son œuf (1987), Carlos Fuentes est considéré comme l’un des grands maîtres de la fiction latino-américaine, au même titre que le Colombien Gabriel Garcia Marquez ou l’Argentin Julio Cortazar. S'inspirant de la technique narrative des écrivains nord-américains, tels Dos Passos et Faulkner, mais aussi de Joyce et de Lawrence, il superpose les scènes appartenant à des couches sociales et à des époques différentes.

Il est mort le 5 mai 2012 à Mexico, souvent été cité comme « nobelisable », il n'a finalement jamais le prix, mais il avait obtenu en 1987 le prix Cervantès, la distinction la plus prestigieuse au monde pour la langue espagnole.


- La plus limpide région
- La mort d'Artemio Cruz

 
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