BiblioMonde

Bernard Lewis

Orientaliste anglo-américain, spécialiste de l'Orient médiéval et de la Turquie ottomane, inspirateur de la politique de Georges Bush au Moyen Orient et de la théorie hasardeuse et controversée du « choc des civilisations »

Né en 1916 à Londres dans une famille juive, Bernard Lewis il consacre sa thèse à l'histoire de l'islam. Il a longtemps enseigné l'histoire du Proche-Orient à l'université de Londres (1949-1974), avant d'émigrer aux États-Unis où il a été professeur à Princeton. Bernard lewis est l'orientaliste anglo-saxon le plus réputé. Très influent dans les milieux néoconservateurs américains, il est l'un des plus ardents soutients de la politique américaine en Irak.

« Comme Janus, le dieu romain, Bernard Lewis a deux visages. Universitaire britannique installé aux États-Unis en 1974, spécialiste reconnu de la Turquie, il a publié d’innombrables ouvrages sur le monde musulman. D’autre part, il est un intellectuel engagé depuis très longtemps dans le combat politique. Il s’est distingué par son soutien sans faille à la politique israélienne, par les mille excuses qu’il a trouvées aux généraux turcs au temps où ils monopolisaient le pouvoir à Ankara, par sa négation du génocide arménien – pour laquelle il a été condamné en France. Depuis l’accession de M. George W. Bush à la présidence des États-Unis, Bernard Lewis est devenu un conseiller écouté, proche des néoconservateurs, notamment de M. Paul Wolfovitz. » (extrait d'un article d'Alain Gresh, Le Monde Diplomatique, août 2005)

« Soupçonné d’avoir appartenu aux services secrets de Londres, installé aux États-Unis en 1974, il est devenu l'un des conseillers des néoconservateurs sous l'administration Bush. Partisan d'Israël et de la politique américaine au proche-Orient, il est à l'origine de la théorie du "choc des civilisations", reprise par un autre conseiller des néonconservateurs, Samuel Huntington. » (Wikipedia)

En 1995, une condamnation civile à son encontre pour négationnisme du génocide arménien a été prononcée par le Tribunal de grande instance de Paris. Cette affaire a entamé la réputation de l'historien en France. Le tribunal a estimé que « c’est en occultant les éléments contraires à sa thèse que le défendeur a pu affirmer qu’il n’y avait "pas de preuve sérieuse" du génocide arménien »; qu'il a ainsi manqué à ses devoirs d’objectivité et de prudence en s’exprimant sans nuance sur un sujet aussi sensible.


Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, notamment Juifs en terre d'Islam (Calmann-Lévy), Comment l'Islam a découvert l'Europe (La Découverte), l'Islam et Laicité (Fayard), Les Assassins (Berger-Levrault)...


Sur la Toile

Les positions de l'auteur sur le génocide arménien (les articles du Monde à l'origine de « l'Affaire Lewis » y sont reproduit) (site pro-turc)

L'Affaire Lewis (site pro-arménien)


- Istanbul et la civilisation ottomane

 
© BiblioMonde.com