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André Corboz

Historien de l’architecture et de l’urbanisme

Né en 1928 en Suisse, André Corboz a d’abord fait des études de droit à l’Université de Genève. Petit à petit, il s’intéresse à l’histoire de la ville. Il est professeur à l’Université de Montréal de 1967 à 1980, avant d’être appelé à succéder à Paul Hofer à la chaire d’histoire de l’urbanisme à l’École polytechnique fédérale de Zurich où il enseigne jusqu’en 1993. En 2003, l’Académie d’architecture de Paris lui décerne la médaille de l’Histoire de l’art.

« L’architecture "le saisit", comme il l’exprime lui-même, "d’abord, en tant que système volumétrique, puis comme création d’espaces", à la lecture de Saper vedere l’Architettura de Bruno Zevi; la thématique le fascine si bien qu’il traduit le livre pour mieux l’assimiler. Cet ouvrage est à l’origine de sa conversion progressive qui fait d’abord de lui, parallèlement à son activité de juriste au Département fédéral de l’intérieur, non seulement un visiteur averti, mais aussi un prolifique chroniqueur. Plusieurs de ses articles, qui paraissent à un rythme soutenu dans la Tribune de Genève et le supplément littéraire du Journal de Genève, lui valent d’être invité à l’Université de Montréal pour y enseigner l’histoire de l’architecture. En 1968, paraît son ouvrage Invention de Carouge 1772-1792, création piémontaise aux portes de Genève à la fin du XVIIIe siècle. Pendant ses années d’enseignement, de 1967 à 1993, il sera successivement professeur titulaire d’histoire de l’architecture à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal et chargé de cours d’histoire de l’architecture , à l’Université de Laval au Québec. Enfin, il sera également professeur ordinaire d’histoire de l’urbanisme, au Département d’architecture de l’École polytechnique fédérale de Zurich. » (extrait de)


« Son œuvre, plusieurs livres, une multitude d'articles et de communications, comporte un grand nombre de chantiers ouverts. "Contrairement à ce qu'enseignent les écoles de management, il est donc erroné de ne faire qu'une seule chose à la fois. Tout au contraire, il faut "y aller par quatre chemins", il faut courir plusieurs lièvres simultanément, car nos curiosités s'entraident". C'est ainsi qu'en "zigzagant", il creuse l'iconographie du temple de Salomon entre les IIIe et XVIIIe siècles ou scrute la grille territoriale américaine pour y découvrir une manière de produire l'homo americanus.

"Tout signifie", affirme-t-il. Les termes qu'il utilise pour expliquer sa méthode – doute, dérives, détours – relèvent de la poésie autant que de la science. On ne s'étonnera pas qu'André Corboz soit un inventeur de mots et d'expressions : l'hyperville, la nébuleuse urbaine, le palimpseste (appliqué au territoire où traces et vestiges se superposent) font fortune au point qu'on en oublie l'auteur. » (extrait d’un article de Lorette Coen, Le Temps, 17 mai 2003)

Parmi ses publications

 Deux capitales françaises : Saint-Pétersbourg et Washington  (2003)

 Le Territoire comme palimpseste et autres essais  (Les édition de l'imprimeur, 2001)

 Canaletto. Una Venezia immaginaria  (Electa, 1985) : La problématique du peintre vénitien Canaletto, selon Corboz, est le renversement d’une prétendue évidence depuis le XVIIIe siècle : « ce peintre n’est nullement une espèce de photographe avant la lettre, mais au contraire un manipulateur systématique de ce qu’il représente ».


 Haut Moyen Âge  (OLF, 1970)

 Invention de Carouge 1772-1792  (Payot, 1968).




- Deux capitales françaises Saint-Pétersbourg et Washington
- Territoire comme palimpseste et autres essais (Le)
- Invention de Carouge 1772-1792

 
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