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Abdellatif Laâbi

Écrivain marocain de langue française, il a joué un grand rôle dans le renouvellement culturel au Maroc, mais ses écrits et prises de position hostile au régime d’Hassan II lui ont valu la prison, puis l’exil en France.

Abdellatif Laâbi est né en 1942 à Fès (Maroc) dans une famille d’artisans. Professeur de français, il fonde avec des poètes marocains en 1966 la revue Souffles (Anfas) en 1966. Il crée aussi, avec Abraham Serfaty, l'Association de Recherche Culturelle, l’ARC. Les deux hommes seront arrêtés. Son combat pour la liberté d’opinion vaut à A. Laâbi d'être emprisonné à plusieurs reprises de 1972 à 1980. Il est assigné à résidence, puis s’exile en France en 1985. La même année, Jack Lang le nomme commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres. Abdellatif Laâbi est, depuis 1988, membre de l’Académie Mallarmé. Il vit en région parisienne.

« Je me sens sur cette charnière de l'être entre vie et mort (j'ai 56 ans), entre un soleil qui se meurt et un autre dont le lever est confisqué, entre deux planètes, deux humanités qui se tournent le dos, deux langues qui se parlent tellement dans ma bouche qu'elles me font bégayer, entre folie d'espoir et retour de bâton du désespoir. Que d’entre ! Mais tout cela donne un être vivant, pas plus. Le fait d'être sur une charnière me rend attirantes toutes les autres et me met sur leur chemin. Car, de par le monde, il n'y a pas que l'Orient et l'Occident. Tant de continents humains manquent à notre plénitude. » (Abdellatif Laâbi in Un Continent humain, 1997).

Il a obtenu le Prix Goncourt de la Poésie 2009 et le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française 2011.


Sur la Toile

Le site de l'auteur (très complet)

Un dossier sur l'auteur (Limag, 1999)

La revue Souffe qui joua une rôle majeur dans la culture maghrébine des années 1966 à 1972. «  Le projet de Souffles invitait à la redéfinition de la fonction sociale de l'écrivain, à la légitimité de la langue d'expression, à la rénovation technique de l'écriture, à la revalorisation de la culture nationale, à l'inflexion du cultuel vers le politique. » (Jacques Alessandra). Abdellatif Laâbi en était le principal animateur.

Un extrait de l’œil et la nuit dans Souffles.

Ses poèmes, son théâtre sur le site des éditions de la Différence.


Parmi ses publications

Un autre Maroc  (La Différence, 2013)

 Chroniques de la citadelle d'exil  (La Différence, 2005) : Lettres de prison (1972-1980)

Écrits politiques  (Paris-Méditerranée, 2001) : Analyses, conférences, chroniques, prises de position… d’Abdellatif Laâbi au cours des 15 dernières années.

L’écriture au tournant  (Al Manar, 2000) : Roman dont l’édition a été illustrée par le peintre Mahi Binebine (À propos du livre).

 Poèmes périssables  (La Différence, 2000).

 Rimbaud et Shéhérazade  (La Différence, 2000).

 Un continent humain  (Paroles d’Aube, 1997) : entretiens avec Lionel Bourg, Monique Fischer.

 Anthologie de la poésie palestinienne  (Messidor, coll. Poésie, 1990).

 Les Rides du lion  (Messidor, 1989 - Paris-Méditerranée, 2001) : Dans ce qui semble être un journal intime, le narrateur dévoile sa vision du monde.

 Le Baptême chacaliste  (L’Harmattan, 1987).

 Saïda et les voleurs de soleil  (La Farandole, 1986).

 Narration du déluge  (Arcantère, 1986).

 Chronique de la citadelle d’exil  (Denoël, 1983).

 Tous les déchirements  (Belfond, 1983).

 Rirez de l'arbre à palabres  (l’Harmattan, 1982).

 Le chemin des Ordalies  (Denoël, 1982) : réédité en 1990 sous le titre Fou d’espoir.

 Le Lys et le basilic  (La Farandole).

 Sous le bâillon, le poème : écrits de prison 1972-1980  (L’Harmattan, 1981).


- Juge de l’ombre (Le)
- Fou d'espoir (Le)
- Rêves sont têtus (Les)
- Poèmes périssables
- Désert, les convergences
- Comment Nassim a mangé sa première tomate
- Chroniques de la citadelle d'exil
- Œuvre poétique 1
- Fond de la jarre (Le)
- Pourquoi cours-tu après la goutte d'eau ?
- Un autre Maroc

 
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